Ce 31 décembre marque la fin des années 2000 – bien que la rigueur et les puristes veulent que les années 2010 débutent le 1er janvier 2011 mais qu’importe.
A cette occasion, je voulais en profiter pour écrire un billet moins axé sur l’actualité politique mais cette dernière ne sera jamais trop loin.
C’est la première fois de mon existence que je vis une décennie. En effet, je suis bien trop jeune pour avoir vécu les années 1980 et ses bouleversements (d’autant que je suis né en 1985) et bien jeune pour avoir vécu les bouleversements des années 1990. En revanche, la décennie 2000 et ses bouleversements, je l’ai bel et bien vécu entre mes 14 et mes 24 ans.
C’est durant cette décennie que je suis passé d’un adolescent qui ne savait pas tellement faire ce qu’il voudrait faire plus tard à un jeune adulte qui termine sa scolarité à Sciences Po Grenoble et qui aimerait prolonger ses études d’un an ou deux. Un jeune homme qui a connu la gauche par procuration et de par son éducation et la culture familiale pour ensuite s’engager en septembre 2003 au PS, le bac en poche et fraîchement embarqué en Prépa.
Un jeune adulte qui a connu un gouvernement de gauche (celui de Jospin) et qui peut aisément comparer et faire la différence (si, si ! C’est possible !) avec un gouvernement de droite. D’ailleurs, j’étais là, ce jour d’avril 2002 devant mon écran, attendant une réaction, un sursaut d’orgueil d’un certain Lionel Jospin et qui fut énormément déçu lorsque ce dernier a annoncé sa volonté de quitter le navire socialiste (autrement dit, après-moi le déluge !) C’est sans doute cela et un an de gouvernement Raffarin qui m’a poussé à prendre ma carte au Parti socialiste.

21 avril 2002 : Lionel Jospin, premier ministre socialiste battu au premier tour de la présidentielle, annonce son retrait de la vie politique
Un jeune adulte qui a pu voter pour la première fois en 2004 lors des Régionales et fêter une victoire de la gauche en Ile de France. Ce même adulte qui a voté en 2007 pour Ségolène Royal et qui a connu la frénésie des meetings notamment ceux du second tour à Lyon et au Stade Charléty à Paris. Un jeune adulte qui reste fidèle à son parti même s’il est le premier à vouloir taper du poing sur la table pour voir enfin sa famille politique rénovée et en connexion avec les Français.
Un jeune adolescent qui a vu, effrayé et halluciné, les attentats du 11 septembre 2001 et qui s’interroge sur les bien-fondés de la guerre contre le terrorisme, aussi légitime soit-elle mais également pleine de dérives. Il ne suffit pas de lutter contre le terrorisme et d’installer par les chars, la démocratie, l’Afghanistan en est le bien triste exemple par ailleurs.

Un jeune qui pour finir, a découvert l’Europe en Première et qui est, depuis un Européen convaincu. Et comme Européen fédéraliste convaincu, j’ai été bien triste du rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par nos compatriotes et les Néerlandais, tout comme, je m’interroge sur la manière dont on impose le Traité de Lisbonne, successeur de la défunte constitution. On ne cesse de dire que l’Europe ne doit pas se faire sans citoyens. Malgré tout, on est loin du compte !
Voilà ! Bien évidemment, il y a d’autres évènements qui m’ont marqué durant la décennie 2000, une décennie qui aura vu la question écologique prendre une place de plus en plus importante, celle des banlieues exploser en 2005 (et qui n’est toujours pas résolue en dépit d’un pseudo-plan Marshall et en raison d’une Fadela Amara absente), etc. Je n’ai pas le temps de les évoquer un par un mais ils n’en demeurent pas moins importants.
Alors, c’est sur cette note que je termine l’année 2009 et je vous donne rendez-vous en 2010 pour une nouvelle décennie.
A l’année prochaine donc !
Gilles























