Barack Obama a finalement remporté l’élection présidentielle face au républicain Mitt Romney en obtenant 306 grands électeurs sur 538.
L’actuel et quarante-quatrième président des Etats-Unis prolonge donc son bail à la Maison Blanche pour quatre ans supplémentaires. Une large et belle victoire malgré un contexte national et international difficile qui aurait pu couter à Barack Obama ce nouveau mandat qu’il vient de conquérir.
Le candidat démocrate a su faire preuve de lucidité et surtout d’humilité face à la crise et aux attentes des Américains comme le montre par ailleurs son discours prononcé peu de temps après l’annonce de sa victoire, à Chicago. Il le sait, l’heure n’est plus aux promesses mais aux solutions concrètes pour sortir son pays de l’ornière et retrouver le chemin de la croissance. Face à Mitt Romney, Barack Obama a su rassurer et montré qu’en dépit d’un bilan économique décevant, il était toujours l’homme de la situation et en capacité d’apporter des réponses à ses compatriotes.
De son côté, Mitt Romney n’a pas su faire la différence malgré une bien meilleure campagne comparée à celle de John Mc Cain en 2008. Malgré son recentrage stratégique (et en partie payant), l’homme a payé certaines de ses erreurs mais fut également de certaines gaffes et déclarations malheureuses de campagne comme celle de Todd Akin sur le viol ou bien encore la polémique qu’il a lui-même provoqué sur les 47% d’Américains assistés, sans compter sa volonté de démanteler certaines mesures symboliques du président américain (comme la réforme du système de santé). Elire Mitt Romney semblait devenir un risque que nombre d’Américains ne voulaient absolument pas prendre en ces temps incertains.
Barack Obama a gagné haut-la-main, reste à savoir ce qu’il fera de son second (et dernier) mandat. Nombre de dossiers reste encore à traiter pour le président américain aussi bien sur le plan intérieur comme extérieur. Ainsi, l’éducation, la relance de l’industrie automobile, ou bien encore la réduction des inégalités et l’emploi tout comme la sortie de la crise financière, la question palestinienne sans oublier le cas épineux de la Syrie et de l’Iran seront sans aucun doute les thèmes qui domineront le nouveau mandat du locataire de la Maison Blanche mais également les relations entre la Maison Blanche et le Congrès avec un Sénat démocrate mais également et surtout une Chambre des représentants toujours sous contrôle des Républicains et qui n’hésiteront pas à lui compliquer la tâche, même si le Grand Old Party – en raison de la défaite de Romney – devra lui aussi se montrer conciliant avec le président démocrate.
Le président des Etats-Unis a donc obtenu un second mandat mais n’est pas encore entré dans l’Histoire pour reprendre si justement l’opinion de Philippe Labro, journaliste à RTL et spécialiste des Etats-Unis. Il est fort à parier que Barack Obama, libéré par l’objectif d’une nouvelle élection, voudra quelque chose d’utile de son mandat, à l’instar de son fameux « Obamacare » qui a marqué la première partie de sa présidence. Un second mandat qui – par définition – sera bien différent du premier (ne serait-ce qu’en raison d’une administration fortement remaniée) et dans lequel, il s’attachera à marquer les esprits pour laisser une trace, un testament.
Donc, le meilleur est encore à venir. Yes, he (still) can !



























