
Carte des législatives en Seine-Saint-Denis au lendemain du second tour avec en rose, les circonscriptions PS, en violet, les circonscriptions du Front de gauche et en bleu, celle du Nouveau-Centre/UMP
Le résultat des élections législatives a également conforté, pour ne pas dire renforcé, le poids du Parti socialiste dans mon département de naissance et de résidence, la Seine-Saint-Denis
Avec désormais neuf députés sur douze (et malgré la suppression d’une circonscription, décidée par l’ancien secrétaire d’Etat Alain Marleix, sans oublier les redécoupages plus ou moins contestables), le Parti socialiste a réalisé des résultats inédits dans l’histoire politique de ce département.
En effet, le PS a nettement progressé en dépit de la nouvelle carte électorale, au point de conquérir la quasi-totalité des circonscriptions détenues par la majorité sortante. Ainsi, les 8ème, 12ème et surtout 10ème circonscriptions basculent à gauche, une première depuis longtemps. Un salut et à un bravo tout particulier à Elisabeth Pochon et à Pascal Popelin qui ont réussi l’exploit de battre respectivement Patrice Calméjane et Eric Raout, tous deux députés sortants et membres de la Droite populaire, la branche conservatrice de l’UMP, à force de ténacité mais aussi et surtout de présence active sur le terrain. La gauche socialiste progresse également dans des circonscriptions et villes historiquement communistes tel Saint-Denis où Mathieu Hanotin a été élu député face à Patrick Braouzec, Montreuil où Razzye Hamadi conquiert son siège de député au détriment de Jean-Pierre Brard et ma camarade et amie Elisabeth Guigou qui a brillement conquis la sixième circonscription (celle d’Aubervilliers-Pantin)
Cette progression de la gauche socialiste ne s’explique pas uniquement en raison du score exceptionnel qu’a réalisé François Hollande lors de l’élection présidentielle, faisant de la Seine-Saint-Denis, le second département ayant voté massivement pour l’actuel président de la République. Cette progression est aussi le résultat de la politique au niveau local depuis 2008 par le Conseil général mené par Claude Bartolone, donnant ainsi un nouveau souffle, une nouvelle image mais également une nouvelle ambition pour ce jeune département après plus de quarante ans de présidence communiste.
Dès lors, avec neuf députés, la Seine-Saint-Denis se donne des moyens supplémentaires pour peser au sein de la nouvelle majorité présidentielle et parlementaire, notamment en étant à l’initiatrice de projets ou bien encore de politiques. Et parmi les nouveaux élus de la République que sont Mathieu Hanotin, Elisabeth Pochon, Pascal Popelin et Razzye Hamadi, des personnes qui connaissent parfaitement notre département et les attentes de nos concitoyens.

Claude Bartolone, député de la neuvième circonscription félicitant, Elisabeth Pochon, Mathieu Hanotin et Pascal Popelin désormais députés, le 17 juin dernier
Alors, c’est avec joie que je félicite nos quatre nouveaux députés ainsi que les cinq confirmés dont Elisabeth Guigou mais aussi et surtout Claude Bartolone et Daniel Goldberg, désormais député de la dixième circonscription, une circonscription qu’il a largement conquise au détriment de Gérard Gaudron qui tentait en vain de remettre en cause sa légitimité.
Toutefois, je ne pouvais conclure cet article sans adresser un salut particulier à Milouda Latrèche qui a mené un combat extraordinaire face à Jean-Christophe Lagarde, le député néo-centriste et surtout sarkozyste convaincu, malheureusement réélu et qui n’a pas hésité à user de tous les stratagèmes pour décrédibiliser la candidate socialiste. En dépit de la défaite sans appel, les socialistes de Bobigny, de Drancy et du Bourget peuvent être fiers du travail accompli, là où François Hollande a quand même fait plus de 65% des voix au second tour de la présidentielle !
Plus qu’un changement, c’est la confirmation de celui-ci en Seine-Saint-Denis, ce département que j’ai à cœur et dont j’espère me rendre utile et servir d’une manière ou d’une autre dans les semaines et mois à venir.
























