AB…spective 2006 : de I à P

Suite de notre ab…spective. 2nde partie : de I à P

I

IRAK :

Vers l’implosion. L’année 2006 n’aura pas épargné ce pays plongé – disons-le une fois pour toutes – dans la guerrre civile et ce n’est pas la pendaison prochaine de Saddam Hussein qui améliorera les choses. Au contraire puisqu’une mise à mort de l’ancien dictateur ne fera que renforcer la rancoeur de ses partisans qui sont plus nombreux qu’on ne le pense. Pour sortir la tête haute de cet inextricable guépier qu’est devenu l’Irak, charge est aux Etats-Unis mais aussi à nous, Européens, de trouver la meilleure sortie de crise. Le président américain sait très bien que son crédit est bien entamé auprès du peuple américain, tout comme il sait que l’image des Etats-Unis n’a jamais été autant entachée. Et si la sortie de crise passait par une négociation avec deux pays aux régimes infréquentables ? Ne croyez pas que cela me réjouisse que nos pays et les Etats-Unis négocient avec l’Iran et la Syrie. Mais bon, entre deux maux, il faut choisir le moins pire et il est de plus en plus nécessaire que les Américains sortent de cet enfer.

NB : le reportage du 19/20 de France 3 du 05 novembre 2006

IRAN :

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, aime faire dans la provocation et joue volontiers avec nos nerfs. Résultats des courses : un dossier nucléaire qui patine côté négociations et des sanctions toutes récentes votées par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Mais la situation actuelle montre un manque de volonté certain des deux camps (L’UE d’une part qui négocie, le régime iranien de l’autre). Peut-on faire confiance à l’Iran lorsque son président – qui entre nous a plus le rôle d’un premier ministre que d’un véritable président – ne cesse de provoquer en niant sciemment l’Holocauste et en organisant des conférences à vous faire vomir ? Oui, l’Iran a droit au nucléaire civil selon les dispositions du TNP mais à la condition que ce pays se plie au contrôle des inspecteurs de l’AIEA, ce que l’Iran refuse toujours à ce jour. A ce titre, certains se sont offusqués à propos des déclarations de Ségolène Royal (Durant sa visite du Proche-Orient, fin novembre dernier, elle avait affirmé que l’Iran ne devait pas accéder au nucléaire civil). Mais réfléchissons un peu : peut-on faire confiance à l’Iran ?

De fait, la crise iranienne devient quelque peu épineuse d’autant plus qu’elle démontre, en réalité, une politique de « deux poids, deux mesures » pratiquée par les pays occidentaux : preuve en est, l’Inde et le Pakistan mais aussi Israël : ces trois pays ont la bombe atomique et cela n’a l’air de gêner personne, guerre contre le terrorisme oblige !

ISRAEL :

Ariel Sharon, l'ancien Premier ministre israélien, actuellement dans le coma

2006 marquera-t-il un tournant dans l’histoire du pays ? A l’heure actuelle, Ariel Sharon est toujours dans le coma et les Israéliens ont élu un nouveau Premier ministre, Ehud Olmert, en mars dernier. J’ai longtemps cru qu’il y avait de la mauvaise volonté de la part d’Israël d’aller vers la paix avec la Palestine. Au cours de cette année, j’avais quelque peu nuancé. Pour autant, le conflit contre le Hezbollah, l’été dernier m’a quelque peu refroidi sur la volonté de l’Etat hébreu. Oui, Israël a droit à sa sécurité mais cette dernière doit agir avec retenue, ce qu’elle a manqué de faire l’été dernier.

cf. également : « LIBAN », « PALESTINE »

J

JOSPIN Lionel :

cf. PARTI SOCIALISTE

K

KI-MOON Ban :

cf. « ONU »

L

LIBAN :

Obsèques de Paul Gemayel, en novembre dernier

Pour que vive le Liban. Cette année encore, le pays du Cèdre a été au coeur de toutes les rivalités et affrontements au Proche-Orient. La guerre qu’a menée Israël contre le Hezbollah en juillet dernier, l’assassinat du ministre de l’Industrie, Paul Gemayel en novembre dernier… les premières victimes de cette situation sont les Libanais qui aspirent à vivre, tout simplement. Toujours est-il que la communauté internationale prend peu à peu conscience. Qui veut la peau du Liban ? Cette question mérite d’être posée tant que ce pays vit dans une instabilité chronique dont il se serait bien passé

LYBIE :

Surprise ! Mauvaise surprise ? La communauté internationale a exprimé son indignation, il y a quelques jours, lors du procès en appel qui confirmait la condamnation à mort des infirmières bulgares et du médecin palestinien suspectés d’avoir inoculer volontairement le virus du SIDA à des centaines d’enfants libyens dans des hôpitaux alors que les démonstrations scientifiques prouvent le contraire ! Mauvaise surprise ? Finalement, il ne fallait pas être surpris de la sentence : de fait, énoncer une autre sentence autre que celle attendue par les Libyens, c’était remettre en cause le régime de Kadhafi. Au bout du compte, c’est bien ce dernier qui a entre ses mains la vie des quatre innocents. Affaire à suivre !

M

MONTEBOURG Arnaud :

cf. « PARTI SOCIALISTE », « ROYAL Ségolène »

N

O

OUTREAU (Commission parlementaire) :

André Vallini, en janvier à l'Assemblée nationale (www.lemonde.fr)

Une commission parlementaire pour comprendre. Comprendre l’incompréhensible, un fiasco. C’est ce que la commission parlementaire, présidée par le député socialiste André Vallini, a tenté de faire en décryptant les dessous d’un fiasco judiciaire majeur qui a, tout de même, brisé la vie d’une dizaine d’innocents. Mon seul regret ? C’est l’acharnement médiatique sur le juge Fabrice Burgaud. Il est bien évidemment responsable et a répondu de ses actes mais qu’il soit le seul à porter le chapeau, cela est inacceptable. TOUT le monde est responsable : le juge, sa hiérarchie, les médias mais également nous les citoyens, qui ont incriminé bien trop vite, ces innocents. Nous sommes tous responsables de ce fardeau. De ce fiasco, une réforme de la justice est née et qui fut votée il y a quelques semaines. Seulement, elle est au deçà ce qui était attendu.

ONU :

En septembre dernier, l’Assemblée générale s’est réunie pour la 60ème fois et il fut question, bien évidemment, de la réforme de l’Organisation des Nations Unies mais également de la désignation officielle du nouveau secrétaire général de l’instance mondiale, le Sud-Coréen Ban Ki-Moon (cf. photo). Nous ne connaissons pas grand chose de ce diplomate, toujours est-il qu’il est le symbole d’une nouvelle ère – du moins, l’espoir d’une nouvelle ère. Avec le départ du Ghanéen Kofi Annan, l’ONU a su se montrer comme un partenaire viable, sans pour autant s’imposer comme il se doit dans les relations internationales. Toutefois, le dossier du nucléaire iranien et le conflit au Proche-Orient sont de nouvelles occasions pour l’ONU de reprendre la main et de devenir un contrepoids efficace face à la diplomatie de certains Etats. Trop idéaliste me direz-vous ? Sans doute toutefois, l’ONU – à travers Kofi Annan – a montré, en 2006, toute sa raison d’être afin de promouvoir la paix et la sécurité.

P

PINOCHET Augusto :

cf. CHILI

PARTI SOCIALISTE :

Sur un blog, lors du congrès socialiste du Mans (novembre 2005), j’avais écrit que l’année 2006 serait une année cruciale pour ma formation. A mon sens, cela fut bien le cas ! 2006 a été une année importante mais une riche année pour le PS : le nombre de militants est passé en trois mois de 130 000 à 220 000 (de mars à juin) – il est actuellement à 280 000. On nous avait promis les pires catastrophes, un parti divisé à la peine pour choisir son champion parmi bon nombre de candidats possibles : Martine Aubry, Dominique Strauss Khan, Laurent Fabius, François Hollande, Lionel Jospin et bien sûr, Ségolène Royal : au contraire, nous avons mené un débat de qualité, riche en propositions et clair, contrairement à ce que nos adversaires ont bien pu dire. Qui plus est, le PS a adopté un projet dans lequel les militants ont joué un rôle de premier plan mais le plus important, fut le choix de notre candidate qui a été désignée démocratiquement et dans la plus totale transparence. 2006 fut l’année de la préparation, 2007 sera l’année de la conquête et de la durée aux responsabilités. Charge désormais à nous militants de mener campagne afin de défendre notre projet et notre vision pour la France, tous derrière notre candidate : Ségolène Royal.

A suivre : dernière partie : de R à Z