L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy

Nicolas Sarkozy, le chantre de la rupture ! Durant les cinq dernières années, il n’a cessé de nous bassiner avec ce credo, nous promettant actuellement des lendemains qui chantent pour notre beau pays.

L’ouvrage du secrétaire national du PS, Eric Besson, vise à décortiquer le président-ministre-candidat et à le confronter à ces idées ainsi qu’à ses actes mot pour mot. Je suis actuellement en train de lire ce livre dont l’objectif est d’inviter les internautes – et donc les Français – au débat. « La France est-elle prête à voter pour un néoconservateur à passeport français ? » La question mérite d’être posée tout en tombant pas dans l’antisarkozysme primaire et gratuit. L’homme voulait être jugé sur ses actes, c’est l’occasion pour nous tous de le confronter à son bilan qui est loin d’être bon contrairement à ce que déclare son nouvel ami, Alain Juppé, l’actuel Maire de Bordeaux.

Aussi, je vous invite à lire ce livre et à vous faire votre propre opinion, et je m’adresse tout particulièrement aux indécis, à ceux qui ne font qu’assister au débat sans prendre véritablement parti. Enfin parlez-en autour de vous afin que tout le monde puisse en savoir un maximum sur cet homme à l’idéologie troublante et inquiétante pour l’avenir de notre pays.

Pour télécharger le livre cliquez sur le lien suivant : http://www.box.net/public/static/aomobg2lj8.pdf ou dirigez vous directement sur le site du PS.

C’était l’Abbé Pierre

Vous le savez, mon blog est exclusivement consacré à l’actualité politique française et internationale et je me tiens toujours rigoureusement à cette ligne. Cependant, je vais faire exception, pour rendre hommage à cet homme :

L'Abbé Pierre en 1954 (source http://www.lemonde.fr)

Vous le savez tous, l’abbé Pierre – de son vrai nom Henri Grouès – s’est éteint au petit matin à l’âge de 94 ans à Paris, à l’hôpital du Val de Grâce à Paris. Sa mort est, malgré son âge, surprenante et elle montre au combien, l’abbé Pierre aura contribué à faire avancer des causes essentielles en faveur des plus démunis.

L’abbé Pierre est pour moi un homme politique, à sa façon. Il n’a cessé de faire jouer sa notoriété au service des autres et tout en restant humble. Il reste également pour moi un homme d’Eglise moderne au même titre que Monseigneur Jacques Galliot. Ce sont tous deux, des hommes qui sans remettre en cause leur foi, ont fait preuve d’ouverture et de tolérance envers les autres et dans des questions épineuses de société. Ainsi, l’abbé Pierre a soulevé la question importante du célibat des prêtres : face à un clergé catholique qui reste attaché à son conservatisme, il est essentiel pour l’Eglise de s’ouvrir même si cela passe par l’ordination de prêtres mariés. Il a certes, pas mal dérangé bon nombre de personnes tellement bien pesantes, mais tellement hypocrites au bout du compte : car on peut aimer Dieu mais aussi aimer tout court (j’allais dire aimer d’amour)

L’abbé Pierre fut résolument en phase avec la société notamment avec ceux qui n’ont y trouvaient pas leur place. Je disais que c’était un homme politique à sa façon puisqu’il a obligé les politiques à prendre conscience dans un premier temps de la situation des mal logés. Désormais, c’est à nous citoyens de faire en sorte que l’action de l’abbé Pierre ne tombe pas dans l’oubli maintenant qu’il nous a quitté. L’action « coup de poing » des Enfants de Don Quichote en décembre dernier – dont l’un des fondateurs se réclame de l’abbé défunt – montre désormais qu’il n’est plus possible de se montrer seulement compatissants et à se contenter de mesures « cache-misère »

Aussi, c’était l’abbé Pierre. L’homme n’est plus mais son esprit doit demeurer afin que nous soyons toujours exigeants avec nous même en refusant la situation de ceux qui vivent dans le dénouement le plus total, tombant ainsi dans l’indifférence.

L'Abbé Pierre, récemment (www.liberation.fr)

Nicolas renonce

Nicolas n’entrera pas en course. Non, il ne s’agit – malheureusement pas – de Nicolas Sarkozy qui lui n’a aucune envie de se retirer tellement qu’il est obnubilé par la magistrature suprême. Je parle bien évidemment de l’autre Nicolas :

Nicolas Hulot, lors de sa conférence de presse à Paris, le 22 janvier 2007.

Nicolas Hulot, le producteur et animateur de TF1, ne rentrera pas dans la course, ce dernier estimant qu’il a rempli en partie sa mission de sensibilisation à la classe politique sur les problèmes environnementaux majeurs que connaît notre planète.

L’apport de Nicolas Hulot aurait quelque peu dynamité le débat présidentiel en plaçant la question environnementale en enjeu majeur. Toutefois, l’animateur de l’émission « Ushaïa Nature » aurait rencontré des difficultés ainsi que de nombreuses contradictions. En effet, le projet présidentiel qu’il aurait défendu n’aurait pu en aucune façon être exclusivement centré sur son fameux pacte écologique. Aussi, une candidature Hulot aurait plus lassé l’électorat que le mobiliser réellement tout au long de la campagne. Qui plus est, l’animateur de TF1 aurait été confronté au difficile choix du second tour et dans la mesure où son pacte écologique a rassemblé des personnalités politiques classés aussi bien à droite qu’à gauche, son choix n’aurait pas manqué d’être interprété.

A qui profite la non-candidature de Nicolas Hulot ? Ben à tous les candidats finalement et tout particulièrement aux Verts, sans doute victimes d’un manque de lisibilité. En faisant ma revue de presse ce matin, il est fait état dans Le Monde.fr du « soulagement » de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal. Notons d’ores et déjà que la renonciation d’Hulot vaut engagement pour les prétendants à la magistrature suprême de prendre résolument en compte la question environnementale tant qu’il y va de notre avenir. A ce titre, la prise de conscience semble être collective. Toutefois, cela n’empêche pas d’aller au-delà de cette simple prise de conscience. A ce titre – pardonnez-moi si je redeviens polémique – il me semble que la Gauche et tout particulièrement Ségolène Royal est la mieux à même à mener de front cette question du développement durable. En effet, lorsque Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l’Essonne et spécialiste de l’écologie au sein de l’UMP, déclare que le président de l’UMP est « en avance sur le PS en ce qui concerne l’écologie » cela me laisse sceptique. Pour preuve, je tiens à vous préciser que la question de l’aménagement du territoire fait partie du développement durable et que le ministre Sarkozy est non seulement en charge de l’Intérieur mais aussi de l’Aménagement du territoire. Inutile de vous dire qu’il s’est beaucoup plus occupé d’Intérieur que d’Aménagement…