La (nécessaire) remise en question

Martine Aubry, première secrétaire du PS, ce dimanche soir, au siège, rue de Solférino.

Le Parti socialiste a réalisé un score plus que décevant aux Européennes d’hier soir en ne recueillant que 16,8% des voix, talonné de près par le mouvement Europe Ecologie mené par Eva Joly et Daniel Cohn-Bendit qui totalise 16,2%. Et pour ne rien arranger, le PS est même relégué à la troisième place dans la zone Sud-Est et en Ile de France, ce qui a coûté le siège de Benoît Hamon, l’un des grands perdants du scrutin.

Pour ma part, je n’ai pas les mots assez durs pour un résultat que je qualifie d’affligeant et ce, en dépit des efforts de mobilisation notamment de la part de Martine Aubry, notre première secrétaire. De plus, les militants que nous sommes n’ont pas démérité en menant la campagne tambour battant afin de défendre au mieux nos idées et valeurs, largement présentes et ancrées au sein du Parti socialiste européen.

Malgré tout ce résultat décevant est à prendre très au sérieux du côté de Solférino tant qu’il souligne un fort mécontentement des Français à notre égard. En effet, deux ans après la présidentielle perdue, mon parti donne encore l’impression être brouillonne notamment sur le plan des idées en particulier en ce qui concerne la crise. Le résultat d’hier soir en est la meilleure traduction possible et il devient impératif pour le premier parti d’opposition d’être à la hauteur des enjeux.

Toujours est-il que nos chers responsables, à commencer par Martine Aubry devront prendre la mesure un tel revers. A ce propos, je tiens à saluer notre première secrétaire qui a fait preuve d’une grande lucidité en ne rejetant la faute sur personne, préférant assumer notre contre-performance. Elle a été digne et claire dans son discours tout comme la plupart des ténors de notre parti.

Aussi, profitons de ce mauvais résultat pour enfin prendre la mesure de la tâche qui incombe au Parti socialiste, c’est-à-dire mener un travail de refondation et de renouvellement notamment des cadres. Contrairement à 2004 où notre éclatante victoire n’était qu’en réalité un trompe-œil sur l’état de santé du mouvement, profitons de ce revers pour se remettre véritablement en question afin de rénover une fois pour toutes notre parti notamment vis-à-vis de la stratégie à adopter face à cette droite sarkozyste décomplexée et intolérante. C’est tout l’enjeu des prochaines semaines et mois et charge à Martine de saisir le message d’hier soir sous peine de voir sa légitimité remise en cause.

(1) A cette époque, le PS recueille 29% des voix, loin devant l’UMP et l’UDF qui obtiennent respectivement 16,6 et 12% des voix

2 réflexions sur “La (nécessaire) remise en question

  1. Regarde la vérité en face: le ps est mort (il est mort en 2005)… Passe à autre chose, tu vas commencer à perdre ton temps….
    A+
    Enzo

    • S’il était vraiment mort, cela aurait fait belle lurette que j’aurais quitté la vie politique mon cher !

      Personnellement , je crois que le PS a un avenir à la condition de se mettre au boulot enfin ! La claque qu’on a pris hier, devrait nous faire réfléchir ! (enfin, espérons-le !)

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