« Je veux un emploi et je le veux maintenant »

Les 6 et 7 juin dernier, je me suis rendu à une conférence sur la question de l’emploi des jeunes en Europe, organisée par le groupe socialiste et démocrate au Parlement européen, à Bruxelles.

Une conférence qui a réuni plus de 250 jeunes venant de la plupart des Etats-membres de l’Union européenne et qui ont exprimé leurs inquiétudes, leurs souhaits et surtout leur attente vis-à-vis la situation de l’emploi en Europe et de l’insertion professionnelle. Durant ces deux jours, nous avons pu échanger et confronter nos points de vues avec diverses personnalités politiques nationales et européennes telles Nicolas Schmit, ministre luxembourgeois de l’emploi et de l’immigration, Laslzo Andor, Commissaire européen en charge de l’emploi, des affaires sociales et de l’Insertion, Thiébaut Weber, président de la branche jeunesse de la confédération européenne des syndicats et Héla Khamarou, membre de Génération Précaire.

Une conférence importante et utile dans la mesure où c’était la première fois qu’une telle initiative était organisée par un parti politique européen à ma connaissance. En effet, la question de l’emploi des jeunes est et reste un problème épineux pour les Etats-membres mais aussi pour l’Union européenne dans son ensemble et dont on ne mesure pas encore suffisamment les impacts sur la crédibilité mais aussi l’avenir de la construction européenne. Durant longtemps, les réponses demeuraient nationales, elles doivent désormais changer d’échelle et devenir européennes.

Durant la conférence au Parlemen européen (Bruxelles), le 7 juin dernier

C’est justement à cet effet qu’à l’issue de deux jours de discussions et d’échanges, les 250 participants avons rédigé et lancé un appel aux chefs d’Etats et de gouvernement de l’UE afin que ces derniers intègrent véritablement et durablement la question de l’emploi des jeunes tout particulièrement dans l’actuelle Stratégie UE 2020. Ainsi, quinze propositions concrètes ont été faites notamment une meilleure solidarité entre les générations, un meilleur accès à l’emploi, une politique davantage tournée vers l’investissement plutôt que vers l’austérité ou bien encore la mise en place d’une garantie européenne pour la jeunesse permettant à un jeune diplômé de bénéficier d’une formation professionnalisante ou un emploi au moins quatre mois après la fin de ses études, comme cela existe actuellement en Autriche et bientôt au Luxembourg et en Finlande.

La question de l’emploi des jeunes doit être prise avec considération et être au cœur de la stratégie de l’Union européenne, tout particulièrement dans un contexte de crise. Dès lors, une réponse forte doit être donnée notamment envers la génération actuelle qui ne supporte plus les effets ravageurs du chômage, renforçant ainsi l’euroscepticisme et la défiance envers les institutions. De fait, la conférence organisée par le groupe Socialiste et démocrate – dans le cadre de la campagne du Parti socialiste européen sur l’emploi des jeunes – est un premier pas essentiel afin qu’une telle question trouve véritablement une réponse non seulement à l’échelle nationale mais également et surtout sur le plan européen.

A l’issue de la conférence, le 7 juin dernier