AB…spective 2006 : de R à Z

Suite et fin de notre ab…spective 2006. Dernière partie : de R à Z

R

ROYAL Ségolène :

« Pour nous, c’est elle ! » Evidemment, ce n’est pas son slogan de campagne mais cela suffit pour souligner tout le parcours mené pour s’imposer au sein du PS et des socialistes. Au terme d’un débat exemplaire et transparent – contrairement à ce que certaines mauvaises langues veulent bien prétendre – la présidente de la Région Poitou-Charentes s’est montré stratégique avec une détermination à toute épreuve. L’année 2006 fut l’année de la révélation pour Royal qui a mené un travail de rassemblement à l’intérieur du parti (ex : le ralliement d’Arnaud Montebourg en juillet dernier) et même en dehors avec le PRG et le MRC de Jean-Pierre Chevènement. Pour ceux qui douteraient encore, Royal est bien de gauche et qui bouillonne d’idées. Aussi, je vous propose de visionner un reportage diffusé le 23 novembre dernier dans l’émission « Envoyé spécial » sur France 2 où on montrait notre candidate à la présidentielle, en véritable stratège, durant la primaire interne (Je dédie d’ailleurs cette vidéo et tous les sceptiques et militants de l’UMP qui ne cessent de singer notre candidate sans véritablement la connaître)

Envoyé Spécial – « La Révolution Royal »
Vidéo envoyée par skidoo

RALLIEMENTS :

Choisis ton camp militant ! L’année 2006 fut celle des ralliements et des alliances multiples. Dans la majorité : fort d’avoir verrouillé son parti, Nicolas Sarkozy a obtenu le ralliement de la quasi-totalité des chiraquiens historiques (tout récemment, Alain Juppé, le fils préféré et « meilleur d’entre nous » selon notre Jacquot national) plus soucieux de la suite de leur carrière politique que d’une force de conviction sur le sarkozisme. Pour autant, l’UMP qui se voulait un parti de la droite et du centre a manqué son parti, quatre ans et demi après sa création. L’UDF résiste et quant au FN…

La dynamique du rassemblement est incontestablement à gauche notamment au sein du PS autour de Ségolène Royal et au sein de la Gauche républicaine.

S

SARKOZY Nicolas :

Là, je laisse le soin à Arnaud d’évoquer le ministre de l’Intérieur, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, de l’UMP, j’en passe et des meilleurs !

Le ministre de l’Intérieur a voulu faire de 2006 une année utile : omniprésence et arrogance, digne d’un « Monsieur Je sais tout », assumant sans complexe ses contradictions, avec une bonne dose de démagogie (Du squat de Cachan à l’été 2006 à l’action des « Enfants de Don Quichote » à propos des SDF, observez le grand écart). Nicolas Sarkozy fait – comme dans les autres années précédentes – dans la démesure et dans la provocation. L’homme a une nouvelle fois excellé dans la contradiction, voulant se présenter comme un homme à la stature internationale (ex : sa rencontre avec le président américain G. W. Bush en septembre dernier). Si Sarkozy a officiellement annoncé sa candidature le 30 novembre dernier – précipité par le succès de Ségolène Royal – il fait en réalité campagne depuis longtemps en mélangeant outrageusement les genres. 2006 en fut l’exemple parfait.

à suivre !

AB…spective 2006 : de I à P

Suite de notre ab…spective. 2nde partie : de I à P

I

IRAK :

Vers l’implosion. L’année 2006 n’aura pas épargné ce pays plongé – disons-le une fois pour toutes – dans la guerrre civile et ce n’est pas la pendaison prochaine de Saddam Hussein qui améliorera les choses. Au contraire puisqu’une mise à mort de l’ancien dictateur ne fera que renforcer la rancoeur de ses partisans qui sont plus nombreux qu’on ne le pense. Pour sortir la tête haute de cet inextricable guépier qu’est devenu l’Irak, charge est aux Etats-Unis mais aussi à nous, Européens, de trouver la meilleure sortie de crise. Le président américain sait très bien que son crédit est bien entamé auprès du peuple américain, tout comme il sait que l’image des Etats-Unis n’a jamais été autant entachée. Et si la sortie de crise passait par une négociation avec deux pays aux régimes infréquentables ? Ne croyez pas que cela me réjouisse que nos pays et les Etats-Unis négocient avec l’Iran et la Syrie. Mais bon, entre deux maux, il faut choisir le moins pire et il est de plus en plus nécessaire que les Américains sortent de cet enfer.

NB : le reportage du 19/20 de France 3 du 05 novembre 2006

IRAN :

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, aime faire dans la provocation et joue volontiers avec nos nerfs. Résultats des courses : un dossier nucléaire qui patine côté négociations et des sanctions toutes récentes votées par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Mais la situation actuelle montre un manque de volonté certain des deux camps (L’UE d’une part qui négocie, le régime iranien de l’autre). Peut-on faire confiance à l’Iran lorsque son président – qui entre nous a plus le rôle d’un premier ministre que d’un véritable président – ne cesse de provoquer en niant sciemment l’Holocauste et en organisant des conférences à vous faire vomir ? Oui, l’Iran a droit au nucléaire civil selon les dispositions du TNP mais à la condition que ce pays se plie au contrôle des inspecteurs de l’AIEA, ce que l’Iran refuse toujours à ce jour. A ce titre, certains se sont offusqués à propos des déclarations de Ségolène Royal (Durant sa visite du Proche-Orient, fin novembre dernier, elle avait affirmé que l’Iran ne devait pas accéder au nucléaire civil). Mais réfléchissons un peu : peut-on faire confiance à l’Iran ?

De fait, la crise iranienne devient quelque peu épineuse d’autant plus qu’elle démontre, en réalité, une politique de « deux poids, deux mesures » pratiquée par les pays occidentaux : preuve en est, l’Inde et le Pakistan mais aussi Israël : ces trois pays ont la bombe atomique et cela n’a l’air de gêner personne, guerre contre le terrorisme oblige !

ISRAEL :

Ariel Sharon, l'ancien Premier ministre israélien, actuellement dans le coma

2006 marquera-t-il un tournant dans l’histoire du pays ? A l’heure actuelle, Ariel Sharon est toujours dans le coma et les Israéliens ont élu un nouveau Premier ministre, Ehud Olmert, en mars dernier. J’ai longtemps cru qu’il y avait de la mauvaise volonté de la part d’Israël d’aller vers la paix avec la Palestine. Au cours de cette année, j’avais quelque peu nuancé. Pour autant, le conflit contre le Hezbollah, l’été dernier m’a quelque peu refroidi sur la volonté de l’Etat hébreu. Oui, Israël a droit à sa sécurité mais cette dernière doit agir avec retenue, ce qu’elle a manqué de faire l’été dernier.

cf. également : « LIBAN », « PALESTINE »

J

JOSPIN Lionel :

cf. PARTI SOCIALISTE

K

KI-MOON Ban :

cf. « ONU »

L

LIBAN :

Obsèques de Paul Gemayel, en novembre dernier

Pour que vive le Liban. Cette année encore, le pays du Cèdre a été au coeur de toutes les rivalités et affrontements au Proche-Orient. La guerre qu’a menée Israël contre le Hezbollah en juillet dernier, l’assassinat du ministre de l’Industrie, Paul Gemayel en novembre dernier… les premières victimes de cette situation sont les Libanais qui aspirent à vivre, tout simplement. Toujours est-il que la communauté internationale prend peu à peu conscience. Qui veut la peau du Liban ? Cette question mérite d’être posée tant que ce pays vit dans une instabilité chronique dont il se serait bien passé

LYBIE :

Surprise ! Mauvaise surprise ? La communauté internationale a exprimé son indignation, il y a quelques jours, lors du procès en appel qui confirmait la condamnation à mort des infirmières bulgares et du médecin palestinien suspectés d’avoir inoculer volontairement le virus du SIDA à des centaines d’enfants libyens dans des hôpitaux alors que les démonstrations scientifiques prouvent le contraire ! Mauvaise surprise ? Finalement, il ne fallait pas être surpris de la sentence : de fait, énoncer une autre sentence autre que celle attendue par les Libyens, c’était remettre en cause le régime de Kadhafi. Au bout du compte, c’est bien ce dernier qui a entre ses mains la vie des quatre innocents. Affaire à suivre !

M

MONTEBOURG Arnaud :

cf. « PARTI SOCIALISTE », « ROYAL Ségolène »

N

O

OUTREAU (Commission parlementaire) :

André Vallini, en janvier à l'Assemblée nationale (www.lemonde.fr)

Une commission parlementaire pour comprendre. Comprendre l’incompréhensible, un fiasco. C’est ce que la commission parlementaire, présidée par le député socialiste André Vallini, a tenté de faire en décryptant les dessous d’un fiasco judiciaire majeur qui a, tout de même, brisé la vie d’une dizaine d’innocents. Mon seul regret ? C’est l’acharnement médiatique sur le juge Fabrice Burgaud. Il est bien évidemment responsable et a répondu de ses actes mais qu’il soit le seul à porter le chapeau, cela est inacceptable. TOUT le monde est responsable : le juge, sa hiérarchie, les médias mais également nous les citoyens, qui ont incriminé bien trop vite, ces innocents. Nous sommes tous responsables de ce fardeau. De ce fiasco, une réforme de la justice est née et qui fut votée il y a quelques semaines. Seulement, elle est au deçà ce qui était attendu.

ONU :

En septembre dernier, l’Assemblée générale s’est réunie pour la 60ème fois et il fut question, bien évidemment, de la réforme de l’Organisation des Nations Unies mais également de la désignation officielle du nouveau secrétaire général de l’instance mondiale, le Sud-Coréen Ban Ki-Moon (cf. photo). Nous ne connaissons pas grand chose de ce diplomate, toujours est-il qu’il est le symbole d’une nouvelle ère – du moins, l’espoir d’une nouvelle ère. Avec le départ du Ghanéen Kofi Annan, l’ONU a su se montrer comme un partenaire viable, sans pour autant s’imposer comme il se doit dans les relations internationales. Toutefois, le dossier du nucléaire iranien et le conflit au Proche-Orient sont de nouvelles occasions pour l’ONU de reprendre la main et de devenir un contrepoids efficace face à la diplomatie de certains Etats. Trop idéaliste me direz-vous ? Sans doute toutefois, l’ONU – à travers Kofi Annan – a montré, en 2006, toute sa raison d’être afin de promouvoir la paix et la sécurité.

P

PINOCHET Augusto :

cf. CHILI

PARTI SOCIALISTE :

Sur un blog, lors du congrès socialiste du Mans (novembre 2005), j’avais écrit que l’année 2006 serait une année cruciale pour ma formation. A mon sens, cela fut bien le cas ! 2006 a été une année importante mais une riche année pour le PS : le nombre de militants est passé en trois mois de 130 000 à 220 000 (de mars à juin) – il est actuellement à 280 000. On nous avait promis les pires catastrophes, un parti divisé à la peine pour choisir son champion parmi bon nombre de candidats possibles : Martine Aubry, Dominique Strauss Khan, Laurent Fabius, François Hollande, Lionel Jospin et bien sûr, Ségolène Royal : au contraire, nous avons mené un débat de qualité, riche en propositions et clair, contrairement à ce que nos adversaires ont bien pu dire. Qui plus est, le PS a adopté un projet dans lequel les militants ont joué un rôle de premier plan mais le plus important, fut le choix de notre candidate qui a été désignée démocratiquement et dans la plus totale transparence. 2006 fut l’année de la préparation, 2007 sera l’année de la conquête et de la durée aux responsabilités. Charge désormais à nous militants de mener campagne afin de défendre notre projet et notre vision pour la France, tous derrière notre candidate : Ségolène Royal.

A suivre : dernière partie : de R à Z

AB…spective 2006 : de A à H

C’est la dernière semaine de l’année 2006 et la tradition veut qu’on se mette à faire une rétrospective de l’année écoulée. Meilleurs moments en gros ! Bon, cela peut en gaver plus d’un et cela n’aurait eu aucun intérêt majeur si je faisais une rétrospective classique, mois par mois, semaine par semaine.

Puis m’est venue l’idée de mélanger Abécédaire et rétrospective, ce que donne naissance à l’AB…spective. A travers un abécédaire que j’ai réalisé spécialement pour l’occasion, je vous invite à vous remémorer les meilleurs moments politiques et internationaux de 2006 du CPE à l’UMP, de Ségolène Royal et François Bayrou, de George Walker Bush à l’Iran, etc, et ce tout au long de cette semaine et en trois actes.

Bon abécédaire !

PS : si vous souhaitez alimenter mon abécédaire, vos remarques et commentaires seront les bienvenus

Gilles

A

AHMADINEJAD Mahmoud :

cf. IRAN

ALLIOT-MARIE Michèle :

cf. UMP

B

BOUTIN Christine :

Elle m’aura fait rire tout au long de l’année 2006 ! Après avoir conspué Nicolas Sarkozy en jugeant sa politique humaine, là voilà intronisé conseillère politique du président de l’UMP en novembre dernier comme si cela ne lui suffisait pas d’avoir autant de conseillers ! Elle s’est tout de même « distinguée » en montrant ouvertement ses réticences à propos de la loi sur la licence globale chère au ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, à tel point que certains se sont interrogés si la députée des Yvelines n’avait pas viré de bord. Qu’ils se rassurent, la présidente du Forum des Républicains Sociaux a finalement retourné sa veste et mangé son chapeau en se ralliant au président de l’UMP. Pour une meilleure place dans un hypothétique gouvernement ?

BAYROU François :

Les Guignols ont souvent l’habitude de le considérer comme un enfant colérique, rêveur, voulant changer le monde ! De fait, c’est quelque peu le sous-estimer. L’année 2006 a été quelque peu capitale pour le président de l’UDF qui veut à tout prix se présenter comme une alternative, une troisième voie notamment face à l’UMP. L’exemple le plus criant : son opposition à maintes reprises contre le gouvernement De Villepin, notamment dans l’affaire du CPE et du budget. Bayrou est résolu à faire la différence, l’objectif étant d’exister entre deux mastodontes en puissance – Royal et Sarkozy. Mais il lui reste encore du chemin à réaliser dans cette fameuse course à l’Elysée.

BELGIQUE :

Pourquoi je me mets soudain à parler de la Belgique ? C’est que tout simplement je suis quelque peu intérêt quant à son avenir. Je ne suis pas belge mais en tant que francophone, ce pays me tient à coeur. De fait, il est temps que la Belgique et les Belges lèvent un tabou : celui de leur avenir et de l’agitation de certains indépendantistes flamands. Il y a quelques jours, la RTBF avait fait sensation en diffusant un docu-fiction sur l’indépendance de la Flandre (une des deux provinces qui compose la Belgique) au point de se faire tirer les oreilles par les politiques. Même si on pouvait tomber par terre à la vue de cette docu-fiction, il n’en demeure pas moins que la RTBF a osé enfin lancer le débat. Un débat utile pour les Belges pour que Flamands et Wallons partent d’un même pas dans une même direction.

BLAIR Tony :

Endgame (Fin de partie) pour le Premier ministre britannique. Il est désormais tant pour l’actuel locataire du 10 Downing Street de tirer sa révérence. De fait, il aura été victime tout au long de cette année d’une forte usure du pouvoir, possible présage à un essoufflement des Travaillistes. Tony Blair est un homme complexe au bout du compte qui a sans doute payé son aveuglement et son soutien sans faille à la politique du « Grand Large » (les Etats-Unis) au détriment de la construction européenne. Les rumeurs parlent désormais de Gordon Brown pour lui succéder. Brown mieux que Blair pour relancer les travaillistes ? Sans doute ! Mais plus eurosceptique que l’actuel Premier ministre ? Tu meurs !

BUSH George Walker :

Sale année pour l’homme le plus puissant de la planète. Le locataire de la Maison Blanche a tout perdu : l’Irak (dont la guerre est officiellement terminée depuis mai 2003), les « mid-term elections » (élections de mi-mandat), scandales au sein du parti Républicain… la liste est longue ! Les Américains se sont rendus compte de l’amateurisme de leur président dans l’affaire irakienne et ont décidé de leur faire payer cher. De fait, Bush a manqué de clairvoyance et à force de vouloir privilégier la campagne d’Irak et la politique moyen orientale, il a oublié l’essentiel : le peuple américain! Piqure de rappel par conséquent

BURGAUD Fabrice :

cf. « OUTREAU (Commission parlementaire) »

C

CPE :

CPE, pour Contrat Première Embauche. Ou plutôt « Contrat Premières Embuches ». Il aura fait jazzer ce contrat. Le gouvernement de Villepin avait une intention louable en voulant s’attaquer à l’emploi des jeunes, il a réussi à mettre les jeunes dans la rue, dont votre serviteur. Le CPE ne répondait aux préoccupations des jeunes qu’ils soient diplômés ou non et quel qu’en soit leur niveau d’études. « Non, non, non, à la précarité« , c’était l’une des préoccupations majeures de la plupart des jeunes et le gouvernement n’a pas su trouver les mots pour rassurer. Résultat un bras de fer qui s’est engagé entre les étudiants et le gouvernement à l’avantage net du premier. Ce que je retiendrai également de cette histoire, ce fut la fermeture durant plusieurs semaines de la Sorbonne. Cela peut faire grincer des dents – toujours est-il que j’étais quelque peu partagé sur l’idée du blocage – mais bon ! Toujours est-il que le CPE devait être retiré puisqu’on allait tout droit vers un démantèlement du code du travail. Ce qui montre, pour finir, que la concertation n’est vraiment pas le sport national pratiqué en France !

09 mars 2006 : ce jour-là, la Sorbonne est occupée par des étudiants. Par la suite, une Assemblée générale est organisée. Le lendemain, les forces de l'ordre interviennent et l'université sera fermée pour plusieurs semaines. (Photo prise de mon téléphone portable)

CHIRAC Jacques :

Un film (Dans la peau de Jacques Chirac de Karl Zéro) sorti le 31 mai, un documentaire (Chirac) diffusé sur France 2 en octobre dernier : rien que cela pour notre président. Pour un dernier tour de scène ? Rien n’est moins de fait (mais cela, c’est une autre histoire). Le 31 décembre 2005, Jacques Chirac avait appelé de ses voeux que 2006 soit une « année utile ». Je ne sais pas trop si 2006 aura été une année utile pour le chef de l’Etat toujours est-il qu’il ne faudrait pas commettre l’erreur de l’enterrer à nouveau un peu trop vite. En septembre dernier, j’avais évoqué la possibilité qu’il puisse se représenter. Personne ne m’a cru mais je n’écarte toujours pas cette hypothèse. Attendons janvier prochain !

CARIGNON :

cf. « GRENOBLE »

CHEVENEMENT Jean-Pierre

cf. « GAUCHE NON SOCIALISTE » et « PS »

D

DESTOT Michel :

cf. « GRENOBLE »

DIEUDONNE :

C’est l’histoire d’un humoriste qui ne fait plus rire. Je pensais qu’il essayait tout simplement de se faire entendre, de poser de véritables problèmes – la place de la question noire en France – tout en usant de la provocation. Mais alors, comment expliquer sa venue chez Jean-Marie Le Pen, lors de la fête BBR en novembre dernier. Peu à peu, Dieudonné a pété un boulon. Si c’est une blague, elle est de mauvais goût. Si c’est sincère alors Dieudonné me déçoit. Mais paradoxalement, derrière le cas « Dieudonné » se cache la question de la place des Noirs dans la société française avec pour simple revendication : la reconnaissance. La commémoration de le l’abolition de l’esclavage et l’hommage rendu aux descendants d’esclaves sera-t-il suffisant ? On verra bien toujours est-il que notre pays ne doit plus fermer les yeux sur son passé et l’affronter pour mieux préparer l’avenir.

DUPONT-AIGNAN Nicolas :

cf. UMP

DARFOUR :

A la Gare TGV de l’Aéroport Charles-de-Gaulle (Roissy, 95), le 21 décembre dernier, j’ai croisé une affiche publicitaire à propos du Darfour (Soudan). Je me souviens plus tellement de la citation toujours est-il qu’elle m’avait frappé. Oui, il ne faut pas oublier que devant nos yeux, mais dans une grande indifférence, on pille, on viole et on tue des innocents au Darfour. Tout au long de l’année 2006, la communauté internationale, via l’ONU – avec la MINUS -, a tenté d’y remédier mais les moyens alloués sont loin d’être à la hauteur de la gravité de la situation. Depuis le début du conflit (qui oppose depuis 2003, le gouvernement musulman aux populations chrétiennes de l’Est du pays), 300 000 morts sont à déplorer et ce, dans une totale indifférence. Il est bien beau de disserter sur le danger nucléaire iranien ou sur comment promouvoir la démocratie en Irak. Mais il est essentiel que la communauté internationale et des organisations comme l’ONU et l’Union Africaine reprennent la main pour en finir avec ce qu’il convient d’appeler un génocide

E

EUROPE :

La question européenne a été rythmée par la candidature turque à l’UE qui, pour l’heure, patine. C’est quelque dommage puisqu’on patine. Toujours est-il qu’à gauche comme à droite, on est tous « ok » pour une relance de la construction européenne. Reste à définir les modalités. J’espère en tout cas que l’Europe aura une place de choix dans les débats politiques à venir. En ce qui me concerne, j’ai décidé de mettre en pratique mon engagement européen en rejoignant le Mouvement européen, club de réflexion ouvertement fédéraliste et dépassant le clivage droite / gauche ! Fédéralistes de tous les pays, unissez-vous !

F

FIORASO Geneviève :

cf. « GRENOBLE »

G

GRENOBLE :

Ma nouvelle ville depuis septembre dernier. Une nouvelle ville, une nouvelle fédération et une nouvelle section : la section socialiste « Hubert Dubedout ». Cela me change de Bondy et du 9-3. A l’occasion, j’ai rencontré l’équipe municipale menée par le député-maire Michel Destot, un ancien de Sciences Po Grenoble. Il est vrai que je ne suis Grenoblois que depuis assez récemment. Pour autant, je ne peux qu’apprécier l’ambiance au sein de ma section où les jeunes sont assez présents. Cela apporte une dynamique et Destot en aura bien besoin pour conserver son siège de député de la 3ème circonscription de l’Isère.

Notre candidate pour la 1ère circonscription, Geneviève Fioraso, aura également besoin d’une bonne dynamique et d’un soutien sans faille derrière faille si elle souhaite l’emporter contre l’UMP. Il est quelque peu dommage de certains militants isérois fassent preuve d’irrespect et d’arrogance lorsqu’il s’agit d’évoquer le candidat officiel de l’UMP, Alain Carignon. Est-ce la faute de Geneviève si cette dernière s’investit depuis plusieurs années au sein de Grenoble et pour les Grenoblois mais aussi pour l’agglomération toute entière au sein de la Métro ? Les supporters de Carignon me font bien marrer lorsqu’on entend leurs arguments. Ce qui me gêne le plus, c’est leur arrogance, puisqu’il est impossible de débattre avec ces derniers si ils ne disent pas « Carignon, c’est le meilleur et Fioraso, elle est nulle ! »

Aussi, j’ai une question à poser à mes adversaires de l’UMP : pourquoi investir Carignon – au détriment du député sortant, Richard Cazenave – d’autant plus que la 1ère circonscription ne présente pas de risque majeur de basculer à gauche ? J’appelle cela « un fait du prince » et toujours est-il que les électeurs de la 1ère circonscription ne se laisseront pas passer cela aussi facilement que l’UMP Isère et son patron aimerait le faire.

Aussi, il est de notre devoir à gauche, de soutenir activement Geneviève Fioraso en menant campagne et en diffusant au mieux son projet pour la 1ère circonscription. C’est tout l’enjeu des six prochains mois.

H

La suite : jeudi et vendredi prochain avec la seconde partie : de I à P