Voyage d’études à Bruxelles – Quatrième journée et bilan

Jeudi 3 mars

Agora du Conseil de l'Union, le 2 mars (Photo prise de mon téléphone portable)

Suite et fin de mon périple bruxellois au sein des institutions communautaires avec un retour au Conseil de l’Union pour une réunion avec la représentation permanente de la Hongrie, le pays assurant la présidence tournante depuis le 1er janvier dernier.

Une réunion en présence d’officiels de la représentation hongroise mais aussi du Conseil de l’Union ainsi que du Conseil européen afin de parler des relations entre les deux institutions depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne qui consacre la mise en place d’un président (permanent) du Conseil européen à côté de la présidence tournante du Conseil de l’Union qui subsiste. Ainsi, Richard Corbett, membre du cabinet d’Herman Van Rompuy, l’actuel président du Conseil européen et Peter Gyorkos, représentant permanent de la Hongrie auprès de l’Union européenne (c’est l’équivalent d’un ambassadeur) ont confronté leurs points de vue sur le rôle et l’implication de chacune des deux présidences avant de nous laisser la parole afin de leur poser quelques questions. Pour eux, la présidence tournante du Conseil de l’Union et celle du Conseil européen, loin d’être concurrente, sont complémentaires. Reste à savoir comment la présidence du Conseil européen, nouvellement créée, gagnera en poids au sein de l’Union européenne et notamment sur la scène internationale.

C’est sur cette conférence que s’est conclu mon voyage d’études dans les institutions bruxelloises, un voyage qui m’a enthousiasmé et pas mal servi dans la mesure où cela m’a aidé à connaître davantage les institutions européennes, en dépit d’un emploi de temps extrêmement lourd et bien exhaustif. Le milieu bruxello-européen reste toujours aussi fascinant mais aussi assez particulier d’autant plus que chacune des institutions que nous avons visité tente de défendre ses intérêts tout en souhaitant jouer un rôle majeur dans le processus de décision européen.

Ce voyage fut également l’occasion de découvrir les institutions autrement en rencontrant des officiels et des responsables de haut niveau afin de confronter leurs différents points de vue mais aussi de se mettre en situation notamment via l’exercice de simulation dans une des salles du Conseil de l’Union. Un voyage d’étude qui était bien différent de mon précédent voyage en mars 2010 avec Sciences Po Grenoble tant les problématiques et les préoccupations étaient différentes.

Un voyage qui en dépit de sa lourdeur m’a apporté pas mal de choses, notamment vis-à-vis des anciens du Collège dont le poids et la présence à Bruxelles restent impressionnantes et importantes. A cela s’ajoute également les soirées dans les cafés et bar bruxellois, des lieux qui font ressortir le côté international de Bruxelles et qui font que celle-ci conserve encore une attraction certaine.

C’est sur ces bons moments que par la suite, nous sommes retournés dans notre cage dorée qu’est le campus de Natolin du Collège d’Europe, pensant déjà à notre vie bruxelloise, une vie que beaucoup d’entre nous connaîtrons dans quelques mois à peine.

En compagnie de mes camarades de la filière "Gouvernance" (de gauche à droite : Nicholas, Silvia, votre serviteur, Anna, Alexander, Richard, Ana, Hélène, Maria, Veronica, Agnieska, Luis, Thomas, Régis, Daniela, Dorota, Carolin et Amélie) dans une salle du Conseil de l'Union à Bruxelles

Voyage d’études à Bruxelles – Troisième journée

Colonne de la Kongresplein (place du Congrès), siège de la CEPS à Bruxelles

Au troisième jour de notre voyage d’études à Bruxelles, la fatigue se ressent assez rapidement mais également les courbatures et autres ampoules. A cela s’ajoute les soirées dans différents bars bruxellois et vous avez une promo plus ou moins rincée qui dort peu et qui plus ou moins dans les vaps.

Malgré tout, il faut bien être en temps et en heure aux différentes conférences et rendez-vous prévus par le programme académique. C’est ainsi que je me suis rendu au Center for European Policy Studies (CEPS), un think-tank situé sur la Kongresplein (Place du Congrès) afin de discuter du rôle et de la place des think-tanks dans le processus décisionnel européen. Une discussion assez intéressante où l’universitaire en charge de la conférence (un ancien du Collège d’Europe, cela ne s’invente pas ^^’) nous avaient même proposé des stages, non rémunérés cependant ! (Le contraire aurait été surprenant)

Passage ensuite avec ma camarade Hélène à la Nieuwestraat (rue Neuve) non loin de la place des Martyrs (Martelaarsplein) pour un rapide mais délicieux déjeuner chez Exki (dites « Exquis »), une chaîne de restauration rapide mais de qualité bien supérieure, comparé aux habituels Quick ou bien encore Mac Donald’s.

Après ce moment culinaire, direction le Conseil de l’Union pour notre jeu de simulation. Un jeu dans lequel, nous devions simuler une prise de décision dans le cadre du COREPER, le comité des représentants permanents des Etats-membres de l’Union européenne, à propos de la directive sur le temps de travail. Un exercice très instructif malgré sa longueur – trois heures – qui nous a permis de défendre nos positions mais aussi faire des concessions quand il était nécessaire, afin que les négociations aboutissent sur quelque chose de concret et de pertinent. Des négociations qui ne sont pas clauses pour autant puisqu’elles devraient reprendre fin mars début avril au campus de Natolin du Collège d’Europe.

Durant l'exercice de simulation dans une salle de réunion annexe du Conseil de l'Union

Enfin, après l’exercice de simulation, un détour à Woluwe-Saint-Lambert (Sint-Lambrechts-Woluwe) pour retrouver Denis, un Français expatrié en Belgique depuis sa naissance et que j’ai rencontré à l’Université Libre de Bruxelles durant mon ERASMUS avant de rejoindre Vivien, un camarade de promo à Sciences Po Grenoble et qui travaille désormais en tant que lobbyiste dans la capitale belgo-européenne. L’occasion pour lui poser, autour d’un bon dîner partagé dans un pub irlandais juste en face du Berlyamont (le bâtiment principal de la Commission), deux trois questions sur son métier et sa vie bruxelloise, une vie que j’ai de grandes chances de connaître, moi qui me dirige vers une carrière européenne.

Voyage d’études à Bruxelles – Seconde journée

Mardi 1er mars

Devant l'entrée du Parlement européen à Bruxelles (photo prise de mon téléphone portable)

Suite de nos aventures dans les institutions communautaires avec une conférence au Parlement européen.

Une conférence que tout le monde attendait plus ou moins avec impatience puisque nous devions rencontrer le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, membre du PPE. En attendant, arrivée à neuf heures au 60 de la Wiertzstraat (Rue Wiertz) pour récupérer nos badges et nous diriger dans une salle annexe. Nous sommes reçus par Marek Evison, conseiller spécial et rédacteur des discours de Jerzy Buzek – et accessoirement, ancien du Collège d’Europe – qui nous annonce une première mauvaise nouvelle : Jerzy Buzek aura du retard, son avion en provenance de Rome ayant atterri aux alentours des deux heures du matin à l’aéroport de Zaventem – Brussel Nationaal.

Dès lors, on commence la conférence comme prévu en compagnie de plusieurs députés européens notamment le Roumain Marian-Jean Marinescu, membre du PPE sur le budget et sa négociation depuis le Traité de Lisbonne et du Polonais Jan Olbrycht, membre de la Commission sur le contrôle budgétaire à propos de la politique régionale et des fonds structurels.

Durant notre conférence au Parlement européen (photo prise de mon téléphone portable)

Poursuite de la conférence malgré l’incertitude de plus en plus persistante sur la venue du président du Parlement européen. J’en profite alors pour saluer mes anciens collègues du groupe socialiste et démocrate, là où j’avais réalisé mon stage en 4ème année lorsque j’étais étudiant à Sciences Po Grenoble. Puis retour à notre salle de réunion, Jerzy Buzek se fait toujours attendre. En attendant ce dernier, discussion avec Silvio Gonzato et Jonas Condomines, deux officiels du secrétariat général du Parlement.

C’est alors que le conseiller spécial de Jerzy Buezk nous apprend que ce dernier ne pourra finalement pas venir, chose qui était prévisible en raison de son retard. Dès lors, la déception passée, direction le restaurant du Parlement que je fais découvrir à mon camarade britannique Richard en compagnie de mon autre camarade Nicholas. Puis après avoir profité des sièges en cuir des les cafés du Parlement – ce qui me laisse pas mal de souvenir ! ;) – direction le Résidence Palace, futur siège du Conseil européen pour une conférence consacrée au rôle et à l’influence des lobbys. Une influence qui m’a moyennement intéressé, je dois vous l’avouer mais qui m’a également amusé dans la mesure où tous les intervenants, sans exception, étaient des francophones (voir des Français) et qui faisaient leurs interventions en… anglais ! Pour info, le Collège d’Europe a deux langues officielles, celle de Molière et celle de Shakespeare !

Voie d'accès vers le Residence Palace, actuellement en travaux (futur siège du Conseil européeen à l'horizon 2013)

Puis, direction le siège du PSE dans le cadre de mon mémoire sur la stratégie des socialistes et sociaux-démocrates dans la campagne européenne de 2009 à travers le Manifeste, le programme commun. Rencontre avec le secrétaire général du PSE, Philip Cordery et son assistante et ancienne du Collège d’Europe, Anne Morin. Pour les besoins pratiques de mon mémoire, j’ai effectué l’entretien en anglais, un entretien quelque peu utile et qui va sans doute me servir pour la suite.

Enfin un moment de détente dans le cadre d’une journée bien remplie et intense avec mon amie liégeoise Isabelle qui a fait le déplacement spécialement de la Cité Ardente pour se rendre à une exposition de photo à Watermael-Boitsfort (Watermaal-Bosvoorde en néerlandais) une autre commune bruxelloise située au sud-est. Un moment bien sympa en compagnie notamment des camarades photographes où j’ai pu écouter un bon et véritable accent bruxellois.

Une journée qui s’est conclue par un sprint final entre la Koningsplein (la Place Royale) et la Gare Centrale (Centraal Station), histoire qu’Isabelle ne rate son train pour Liège, un train qu’elle n’aura finalement pas eu !! Et je profite de cet article pour faire un petit coucou à la dingo qui m’a fait cavaler pour rien ce soir-là ! ;)

En compagnie d'Isabelle, la dingo qui m'a fait courir ! ;)

A suivre : l’exercice de simulation

Voyage d’études à Bruxelles – Première journée

Lundi 28 février

Après l’arrivée la veille, et une nuit passée à un hôtel situé sur le Boulevard Adolphe Max (Adolphe Max laan, en néerlandais) non loin de Noordstation (Gare du nord), direction la Fondation Universitaire pour notre première journée de conférences et un débat consacré à la gouvernance européenne face à la crise. Un débat assez intéressant même si la fatigue liée au voyage m’a un peu déconnecté des discussions entre les différents intervenants.

Durant la conférence à la Fondation Universitaire (photo prise de mon téléphone portable)

Puis après-midi libre dans les rues de Bruxelles, l’occasion pour nombre d’entre nous de faire des recherches et/ou réaliser des entretiens pour leur mémoire ou bien encore visiter la capitale belgo-européenne pour ceux qui venaient dans le plat pays pour la première fois. Votre serviteur ayant vécu un an à Bruxelles, je dois bien vous avouer que j’avais complètement écarté toute visite et magasinage dans mon programme. Au contraire, j’en avais profité pour me rendre à une conférence organisée par la Fondation européenne d’Etudes progressistes (Foundation for European Progressive Studies, FEPS en anglais) consacré au centième anniversaire de la journée internationale de la femme et qui se déroulait au Parlement européen. Parmi les intervenants, Ernst Stetter, le secrétaire général de ce think-tank, proche du Parti socialiste européen, Zita Gurmai, députée européenne hongroise, membre du groupe socialiste et démocrate, Monique Halpern, membre de la Fondation Jean Jaurès ainsi que d’autres invité-e-s dont la mère d’un copain de promo.

Durant la conférence de la FEPS dans le batîment Paul Henri Spaak du Parlement européen

Après cette conférence enrichissante, direction la Maison du Luxembourg – qui regroupe l’ambassade, le consulat ainsi que la représentation permanente du Grand Duché auprès de l’Union européenne – non loin du Conseil de l’UE et de la Commission pour un Alumni Evening. Comme son nom ne l’indique forcément pas, ce fut l’occasion de rencontrer des anciens du Collège d’Europe toutes promotions et tous campus (c’est-à-dire Bruges et Natolin) confondus. Un moment de convivialité bien sûr, l’occasion de connaître le Luxembourg (et ce, grâce à la présidente de l’association des anciens élèves, elle-même Luxembourgeoise et diplomate en poste à Bruxelles) mais aussi et surtout de se créer un réseau et se faire des contacts. Ces « Alumni Evening » qui ont lieu régulièrement à Bruxelles sont un moyen de garder contact bien évidemment, mais aussi de tisser les liens entre anciens élèves du Collège dans le but d’exercer une certaine influence comme le ferait un groupe de pression ou d’intérêt. Ainsi, une ancienne du Collège, une Britannique, avait profité de l’occasion pour alerter les anciens sur l’attitude de l’actuel gouvernement de sa Majesté dont la première décision avait été de supprimer les bourses qui devaient être attribués à tous les étudiants britanniques qui avaient postulé et avaient été admis par le Collège d’Europe. Un combe quand on sait que Nick Clegg, l’actuel vice-premier ministre du Royaume-Uni est lui-même un ancien élève du Collège d’Europe !

Durant l'Alumni Evening, à la Maison du Luxembourg (photo prise de mon téléphone portable)

Pour finir, un petit détour dans le centre de Bruxelles et dernier verre dans un restaurant – « Le fin de siècle » – situé à quelques pas de la Beursplein (place de la Bourse) non loin de De Brouckère. Une première journée assez riche en perspective !

A suivre : une visite au Parlement (et une rencontre qui n’aura finalement pas lieu !)

Une semaine bruxelloise

C’est toujours un plaisir de revenir dans la capitale de la Belgique, siège des institutions européennes

Malgré un emploi du temps très chargé et quelques histoires à régler ci et là, je tenais vous faire part de mon récent voyage d’études à Bruxelles.

Un voyage d’études qui n’avait rien à voir avec celui que j’ai effectué à Istanbul en octobre dernier. En effet, outre la classique visite des institutions, rencontre avec des think-tanks et des lobbyistes et ce, en costard cravate s’il vous plait. A cela, ajoutez un jeu de simulation au Conseil de l’Union et vous avez un Gilles qui n’a pas tellement eu le temps de jouer les touristes !

Dans les articles à venir, je vous ferai part de ma semaine mais aussi de mon point de vue sur le plat pays et sa société, deux ans après l’avoir quitté et un rapide passage l’année dernière. Sur « Actupol 3.0 », vous aurez un récit de mes différentes tandis que sur « Une année à Natolin », je vous ferai part de ma vision de la Belgique à la suite de mon blog « Moules, frites et choux de Bruxelles » que j’avais créé à l’occasion de mon année d’ouverture il y a trois ans et qui est toujours consultable.

Alors à très vite sur « Actupol 3.0 » et « Une année à Natolin » !