Une pièce originale

Durant la représentation unique de la pièce de Julien Dray, « De l’alternance à l’alternative », le 4 septembre à Paris

Alors que la majorité présidentielle et législative vient de faire leur rentrée politique et que les dossiers s’accumulent, le Parti socialiste prépare tranquillement le futur congrès de Toulouse qui se tiendra fin octobre à Toulouse. En attendant, les militants prennent connaissances des contributions (des textes d’orientations et d’idées) rédigées par les différents ténors et cadres du parti.

Parmi ces (très) nombreux textes, celui de Julien Dray. L’ancien député de l’Essonne et actuel vice-président du Conseil régional d’Ile de France était venu présenter son texte et défendre sa vision du Parti socialiste, notamment depuis le 6 mai et la victoire de François Hollande. Une présentation quelque peu originale puisque présentée sous la forme d’une… pièce de théâtre.

Huit comédiens incarnent en effet huit militants socialistes réunis lors d’une réunion de section, au lendemain d’élections présidentielles et législatives victorieuses pour la gauche. Ils reviennent sur les temps forts de la campagne mais également sur les défis qui attendent la nouvelle majorité ainsi que sur les premières mesures et politiques menées par le tandem Hollande – Ayrault. Ces huit militants représentent une sorte de panel de la société française (entre la jeune chef d’entreprise visée à son I-Phone et le conseiller technique au ministère de l’Economie et des Finances, caricature du parfait bobo en passant par l’étudiant utopiste de Villetaneuse) et confrontent leurs points de vue, notamment sur le rôle du PS et la direction qu’il doit prendre dans les mois et années à venir en particulier, vis-à-vis du président de la République et de son gouvernement.

Si je ne partage pas l’ensemble des orientations préconisées par Julien Dray, à travers sa pièce de théâtre, il n’en demeure pas moins que l’idée n’en demeurait pas moins originale, permettant au passage à l’intéressé de faire un beau coup de communication. En effet, celui qui semblait à l’écart de la galaxie hollandiste depuis un certain temps, profite de l’avant-Congrès de Toulouse pour s’immiscer dans le jeu socialiste et exposer sa vision d’un Parti socialiste et d’une gauche qui doivent retenir les erreurs du passées et ne pas manquer cette formidable opportunité de modifier les codes et les règles du jeu au niveau mondial comme européen, afin de se montrer crédible et surtout ne pas décevoir au pouvoir, en clair passer (enfin) de l’alternance à l’alternative. Un point de vue qui fut largement développé dans sa pièce où deux gauches s’affrontent, celle pragmatique et celle utopiste, insistant une fois encore sur le dilemme auquel est confronté le Parti socialiste à chaque fois qu’il est au pouvoir.

Une représentation unique – en effet, je ne sais s’il n’y en aura pas d’autres d’ici au Congrès de Toulouse – qui a réuni bon nombre de monde au Théâtre des Athévains dans le XI° arrondissement de Paris, bastion socialiste. Outre les curieux et les (vrais) militants socialistes, certaines personnalités et responsables politiques s’étaient même déplacées tels Jérôme Guedj, député de l’Essonne, Dominique Sopo, ancien président de SOS Racisme et le célèbre mécène et président de la Fondation Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé, dont le hasard m’a fait l’honneur de siéger juste à côté de lui !

Julien Dray, en novembre 2008, lors du Congrès de Reims

Julien Dray a donc utilisé un moyen original pour attirer l’attention sur ses idées et ses recommandations pour le Parti socialiste dans la perspective du prochain congrès. Une initiative intéressante dans la mesure où cela sort un peu des sentiers battus. Reste à savoir si sa pièce de théâtre favorisera l’émergence d’un véritable débat au sein du PS ou au contraire, ne sera qu’un coup de com de plus ! Une question que j’aurais pu poser à Julien Dray dans la mesure où j’en ai profité pour l’interviewer, un entretien que vous pouvez lire dans l’article suivant.

MISE A JOUR (le 5 septembre, 21 h 40) : c’est en me rendant sur le site Internet de L’Express que j’ai appris que Julien Dray était candidat au premier secrétariat du PS.

Le changement se confirme en Seine-Saint-Denis

Carte des législatives en Seine-Saint-Denis au lendemain du second tour avec en rose, les circonscriptions PS, en violet, les circonscriptions du Front de gauche et en bleu, celle du Nouveau-Centre/UMP

Le résultat des élections législatives a également conforté, pour ne pas dire renforcé, le poids du Parti socialiste dans mon département de naissance et de résidence, la Seine-Saint-Denis

Avec désormais neuf députés sur douze (et malgré la suppression d’une circonscription, décidée par l’ancien secrétaire d’Etat Alain Marleix, sans oublier les redécoupages plus ou moins contestables), le Parti socialiste a réalisé des résultats inédits dans l’histoire politique de ce département.

En effet, le PS a nettement progressé en dépit de la nouvelle carte électorale, au point de conquérir la quasi-totalité des circonscriptions détenues par la majorité sortante. Ainsi, les 8ème, 12ème et surtout 10ème circonscriptions basculent à gauche, une première depuis longtemps. Un salut et à un bravo tout particulier à Elisabeth Pochon et à Pascal Popelin qui ont réussi l’exploit de battre respectivement Patrice Calméjane et Eric Raout, tous deux députés sortants et membres de la Droite populaire, la branche conservatrice de l’UMP, à force de ténacité mais aussi et surtout de présence active sur le terrain. La gauche socialiste progresse également dans des circonscriptions et villes historiquement communistes tel Saint-Denis où Mathieu Hanotin a été élu député face à Patrick Braouzec, Montreuil où Razzye Hamadi conquiert son siège de député au détriment de Jean-Pierre Brard et ma camarade et amie Elisabeth Guigou qui a brillement conquis la sixième circonscription (celle d’Aubervilliers-Pantin)

Cette progression de la gauche socialiste ne s’explique pas uniquement en raison du score exceptionnel qu’a réalisé François Hollande lors de l’élection présidentielle, faisant de la Seine-Saint-Denis, le second département ayant voté massivement pour l’actuel président de la République. Cette progression est aussi le résultat de la politique au niveau local depuis 2008 par le Conseil général mené par Claude Bartolone, donnant ainsi un nouveau souffle, une nouvelle image mais également une nouvelle ambition pour ce jeune département après plus de quarante ans de présidence communiste.

Dès lors, avec neuf députés, la Seine-Saint-Denis se donne des moyens supplémentaires pour peser au sein de la nouvelle majorité présidentielle et parlementaire, notamment en étant à l’initiatrice de projets ou bien encore de politiques. Et parmi les nouveaux élus de la République que sont Mathieu Hanotin, Elisabeth Pochon, Pascal Popelin et Razzye Hamadi, des personnes qui connaissent parfaitement notre département et les attentes de nos concitoyens.

Claude Bartolone, député de la neuvième circonscription félicitant, Elisabeth Pochon, Mathieu Hanotin et Pascal Popelin désormais députés, le 17 juin dernier

Alors, c’est avec joie que je félicite nos quatre nouveaux députés ainsi que les cinq confirmés dont Elisabeth Guigou mais aussi et surtout Claude Bartolone et Daniel Goldberg, désormais député de la dixième circonscription, une circonscription qu’il a largement conquise au détriment de Gérard Gaudron qui tentait en vain de remettre en cause sa légitimité.

Toutefois, je ne pouvais conclure cet article sans adresser un salut particulier à Milouda Latrèche qui a mené un combat extraordinaire face à Jean-Christophe Lagarde, le député néo-centriste et surtout sarkozyste convaincu, malheureusement réélu et qui n’a pas hésité à user de tous les stratagèmes pour décrédibiliser la candidate socialiste. En dépit de la défaite sans appel, les socialistes de Bobigny, de Drancy et du Bourget peuvent être fiers du travail accompli, là où François Hollande a quand même fait plus de 65% des voix au second tour de la présidentielle !

Plus qu’un changement, c’est la confirmation de celui-ci en Seine-Saint-Denis, ce département que j’ai à cœur et dont j’espère me rendre utile et servir d’une manière ou d’une autre dans les semaines et mois à venir.

« Je veux un emploi et je le veux maintenant »

Les 6 et 7 juin dernier, je me suis rendu à une conférence sur la question de l’emploi des jeunes en Europe, organisée par le groupe socialiste et démocrate au Parlement européen, à Bruxelles.

Une conférence qui a réuni plus de 250 jeunes venant de la plupart des Etats-membres de l’Union européenne et qui ont exprimé leurs inquiétudes, leurs souhaits et surtout leur attente vis-à-vis la situation de l’emploi en Europe et de l’insertion professionnelle. Durant ces deux jours, nous avons pu échanger et confronter nos points de vues avec diverses personnalités politiques nationales et européennes telles Nicolas Schmit, ministre luxembourgeois de l’emploi et de l’immigration, Laslzo Andor, Commissaire européen en charge de l’emploi, des affaires sociales et de l’Insertion, Thiébaut Weber, président de la branche jeunesse de la confédération européenne des syndicats et Héla Khamarou, membre de Génération Précaire.

Une conférence importante et utile dans la mesure où c’était la première fois qu’une telle initiative était organisée par un parti politique européen à ma connaissance. En effet, la question de l’emploi des jeunes est et reste un problème épineux pour les Etats-membres mais aussi pour l’Union européenne dans son ensemble et dont on ne mesure pas encore suffisamment les impacts sur la crédibilité mais aussi l’avenir de la construction européenne. Durant longtemps, les réponses demeuraient nationales, elles doivent désormais changer d’échelle et devenir européennes.

Durant la conférence au Parlemen européen (Bruxelles), le 7 juin dernier

C’est justement à cet effet qu’à l’issue de deux jours de discussions et d’échanges, les 250 participants avons rédigé et lancé un appel aux chefs d’Etats et de gouvernement de l’UE afin que ces derniers intègrent véritablement et durablement la question de l’emploi des jeunes tout particulièrement dans l’actuelle Stratégie UE 2020. Ainsi, quinze propositions concrètes ont été faites notamment une meilleure solidarité entre les générations, un meilleur accès à l’emploi, une politique davantage tournée vers l’investissement plutôt que vers l’austérité ou bien encore la mise en place d’une garantie européenne pour la jeunesse permettant à un jeune diplômé de bénéficier d’une formation professionnalisante ou un emploi au moins quatre mois après la fin de ses études, comme cela existe actuellement en Autriche et bientôt au Luxembourg et en Finlande.

La question de l’emploi des jeunes doit être prise avec considération et être au cœur de la stratégie de l’Union européenne, tout particulièrement dans un contexte de crise. Dès lors, une réponse forte doit être donnée notamment envers la génération actuelle qui ne supporte plus les effets ravageurs du chômage, renforçant ainsi l’euroscepticisme et la défiance envers les institutions. De fait, la conférence organisée par le groupe Socialiste et démocrate – dans le cadre de la campagne du Parti socialiste européen sur l’emploi des jeunes – est un premier pas essentiel afin qu’une telle question trouve véritablement une réponse non seulement à l’échelle nationale mais également et surtout sur le plan européen.

A l’issue de la conférence, le 7 juin dernier

Gaudron, député légitime ?

Les présidentielles achevées, place aux législatives. Comme vous le savez, l’Assemblée nationale sera une nouvelle fois renouvelée et nous élirons nos représentants pour les cinq années à venir. L’occasion pour les quelques neuf mille candidats d’arpenter les rues et lieux de la circonscription dans laquelle ils se présentent afin de convaincre les électeurs.

Pour rappel, la ville de Bondy – là où je réside actuellement – a été scindée et désormais à cheval sur deux circonscriptions, conséquence de la révision (très contestée) de la carte électorale en 2009 – 2010. C’est ainsi que le canton sud-est de la ville a été rattachée à la dixième circonscription (Aulnay-sous-Bois, Pavillons-sous-Bois) tandis que le canton nord-ouest reste la neuvième.

Et c’est dans la dixième que je vote et que j’ai reçu dans ma boite aux lettres, un tract de candidat UMP et député sortant, Gérard Gaudron, la première depuis janvier. Un tract politique classique dans lequel il se présente comme un « député légitime », un point qui m’a immédiatement suscité l’attention.

L’ancien maire d’Aulnay-sous-Bois – battu en 2008 – est donc un député légitime, comprenez face à Daniel Goldberg, le candidat socialiste et lui aussi député sortant qui ne l’est pas. Pour étayer et renforcer ses arguments, le député Gaudron nous parle de proximité, de son expérience d’élu pour mieux cogner sur son challenger socialiste qui n’est là qu’au titre d’un « parachutage » et d’un « arrangement entre amis », pour reprendre l’expression de Katia Coppi, sa suppléante et première adjointe au maire des Pavillons sous Bois, faisant clairement référence à la nomination mouvementée de Goldberg à l’hiver dernier.

Un argument néanmoins à double-tranchant dans la mesure où si Gérard Gaudron est effectivement légitime, Daniel Goldberg l’est tout autant dans la mesure où tous deux sont membres (sortants) de la représentation nationale et qu’ils tirent leur légitimité de l’ensemble du peuple français (et pas seulement des administrés de leur circonscription). C’est d’ailleurs tout le sens d’une élection législative où si la dimension locale reste présente, la dimension nationale reste prépondérante. Qui plus est, Daniel Goldberg tire également sa légitimité du fait qu’il a désigné par les militants des sections socialistes de la circonscription (soit Bondy, Aulnay et Pavillons-sous-Bois). Un détail qui compte et qui remet à plat toute question relative à la légitimité ou non de tel ou tel candidat.

En mettant en avant sa légitimité en tant que député sortant, Gérard Gaudron cherche sans doute à faire diversion notamment par rapport à un bilan plus ou moins maigre au sein de l’Assemblée nationale durant les cinq dernières années. En face, Daniel Goldberg a non seulement un bilan, mais aussi des propositions pour la prochaine législature, un (autre) détail qui compter au moment du vote. C’est d’autant plus cocasse surtout quand on sait que Gérard Gaudron s’est particulièrement foulé à l’Assemblée nationale (pratiquement pas d’interventions en séance plénière ou en commission, et seulement trois rapports rédigés en cinq ans) là où Daniel Goldberg a un bilan plutôt impressionnant : plus de trois mille amendements cosignés, deux propositions de loi, interventions régulières en commission et en plénière, quatre rapports rédigés, 450 questions au gouvernement (écrites et orales). Un bilan impressionnant qui le place parmi les 150 députés les plus actifs de l’Assemblée nationale et le second en Seine-Saint-Denis, là où Gérard Gaudron est bon dernier.

Gaudron comme Goldberg sont légitimes in fine. Toutefois, la légitimité ne s’acquiert pas seulement sur le terrain ou par le vote, elle s’acquiert aussi par le travail effectué. Qui plus est, la légitimité n’est jamais acquise et peut facilement se perdre. Une donnée que Gérard Gaudron devrait prendre en considération s’il ne souhaite pas se retrouver dépourvu en juin prochain ! Et pendant que nous y sommes, espérons que le candidat UMP trouvera la même énergie pour s’interroger sur la candidature de François Fillon dans la seconde circonscription de Paris, l’ancien Premier ministre étant, tout le monde le sait, largement légitime, à tel point que Rachida Dati avait sérieusement envisagé de se présenter contre le député sortant de la Sarthe pour finalement renoncer à sa candidature.

Le changement, c’est aussi dans la dixième circonscription !

On a tendance à l’oublier mais il n’y a pas que les élections présidentielles qui se profilent à l’horizon. Il y a également les législatives qui auront lieu les 10 et 17 juin prochain.

Une élection pour laquelle se présente Daniel Goldberg, député sortant et candidat du Parti socialiste sur la dixième circonscription qui regroupe Aulnay-sous-Bois, Les Pavillions-sous-Bois et le canton de Bondy sud-est.

J’aurai l’occasion de revenir sur le parcours et le projet de Daniel pour la circonscription dans les semaines à venir. Sachez seulement qu’il s’agit d’un homme de qualité, bosseur et surtout à l’écoute d’un département qu’il aime profondément et pour lequel il répond toujours présent.

En attendant, je vous invite à visiter son site de campagne, dans lequel vous trouverez bon nombre de points utiles.

Le changement, c’est maintenant et c’est aussi dans la dixième circonscription de Seine-Saint-Denis !

Gilles

Un choix de raison

Daniel Goldberg, député PS de Seine-Saint-Denis, candidat dans la dixième circonscription (Aulnay - Pavillons - Bondy sud-est)

Daniel Goldberg aura finalement l’opportunité de défendre son bilan de membre de la représentation nationale tout en portant les couleurs du Parti socialiste en Seine-Saint-Denis. En effet, il a été investi par les militants de la dixième circonscription (Aulnay-sous-Bois, Les Pavillons-sous-Bois et le canton de Bondy sud-est) et aura l’honneur de porter nos valeurs face au probable candidat et député sortant UMP, Gérard Gaudron.

C’est donc la fin d’un vaudeville qui durait depuis bien longtemps, à mon goût. Des semaines de psychodrames mais aussi de magouilles et de déclarations potaches en tout genre qui ont quelque peu terni l’image de mon parti dans le département. A titre personnel, j’accueille favorablement l’arrivée de Daniel dans notre circonscription, cette dernière pouvant être représentée par un homme de qualité, travailleur (il fait partie des 150 députés sur 577 les plus présents et actifs à l’Assemblée nationale) et natif du département.

Le choix de Daniel n’était pas évident, lui qui souhaitait défendre son mandat à Aubervilliers, ville de l’ex-troisième circonscription dans laquelle il avait débuté son militantisme politique et à laquelle il fut très attaché. A ce titre, je m’étais montré très réservé pour ne pas dire sceptique quant à une éventuelle candidature dans la dixième circonscription non pas en raison de sa compétence mais au nom d’une certaine logique. C’est donc un choix de raison qui a finalement été privilégié et dicté par le fait qu’il aurait été injuste pour un homme qui a renoncé à tous ses mandats pour se consacrer pleinement à sa vie parlementaire de ne pas poursuivre son action en faveur des séquano-dyonisiens, tâche qu’il a toujours fait avec sérieux et efficacité jusqu’ici notamment dans le cadre du dossier de l’usine PSA d’Aulnay ou encore du RER B.

Comme le précise si justement Daniel sur son blog, sa «candidature n’a pas été imposée par les instances nationales, mais souhaitée puis soutenue par tous les responsables socialistes locaux, puis par les militants des trois sections qui m’ont jugé le meilleur candidat pour battre la droite ». Qui plus est, les militants que nous sommes – et moi le premier – ont été touchés par sa démarche et sa volonté de consulter l’ensemble des adhérents socialistes de la circonscription avant de prendre une décision.

Daniel Golberg lors d'une conférence en compagnie de Latifa Bezzaouya-Cotrie, secrétaire de la section d'Aulnay sous Bois, Gérard Ségura, maire d'Aulnay sous Bois et Sylvine Thomassin, maire de Bondy

Bien que l’annonce de sa venue ne semblait plus faire de doute depuis un moment, il n’en demeure pas moins que celui ne peut qu’être un plus pour notre circonscription qui a besoin d’un grand bol d’air après le bilan bien maigre de Gérard Gaudron à la députation. Désormais, il est temps de tourner la page et nous tourner résolument vers l’avenir en aidant Daniel à conquérir la dixième circonscription et permettre à ce dernier de poursuivre le travail monstre qu’il fait à l’Assemblée nationale. Un combat qui ne sera pas simple, pour ne pas dire hardi mais qui en vaut la peine surtout lorsqu’on connait l’homme, un homme accessible et à l’écoute portant au cœur la Seine-Saint-Denis et ceux qui y vivent.

Alors avec Daniel et Latifa (sa suppléante et secrétaire de la section d’Aulnay) pour donner un nouveau souffle à Aulnay – Pavillons et (désormais) Bondy sud-est en juin prochain !

Un jeu de billard à trois bandes (suite et… fin ?)

Qui pour défendre les couleurs du Parti socialiste dans la dixième circonscription de Seine-Saint-Denis ?

Une question pertinente et qui a toujours du sens puisqu’on ne sait toujours pas – à l’heure où je rédige cet article – qui sera le candidat de notre parti pour les législatives de juin prochain.

En effet, la question reste de mise, Elisabeth Guigou ayant été investie dans la sixième circonscription par les militants d’Aubervilliers et de Pantin et Claude Bartolone dans la neuvième circonscription. La dixième (Bondy sud-est, Pavillons-sous-Bois, Aulnay) n’étant toujours pas pourvue, reste à savoir qui pourrait bien l’occuper.

Daniel Goldberg, actuel député de la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis

A ce titre, nombreux sont ceux parmi mes camarades et les élus socialistes qui citent le long de Daniel Goldberg, l’actuel député d’Aubervilliers et surtout grand perdant du redécoupage mais surtout de ce jeu de billard à trois bandes dans lequel il fut tout bonnement sacrifié. Ainsi, et en guise de compensation, certains imagineraient un parachutage de ce dernier à Aulnay sous Bois afin de défier l’ancien maire et actuel député UMP, Gérard Gaudron.

Une hypothèse que certains croient dur comme fer mais qu’il convient de fortement nuancer à mon sens. En effet, je ne suis pas tellement persuadé que Daniel souhaitera se rendre dans la dixième circonscription au risque de se contredire, lui qui a tellement insisté sur le parachutage d’Elisabeth sur son territoire. Autrement dit, cela serait un non-sens politique. Qui plus est, une éventuelle candidature de ce dernier pourrait être mal interprétée par les habitants d’Aulnay, de Pavillons et du canton de Bondy sud-est mais en revanche synonyme de cadeau pour Gérard Gaudron qui pourra toujours s’appuyer sur son enracinement local, ce qui pourrait faire tâche.

Aussi, d’autres mettent en avant une éventuelle candidature de Gérard Ségura, actuel maire d’Aulnay et conseiller général de Seine-Saint-Denis. Une candidature séduisante et plus « acceptable » mais reste peu probable. De fait, et à mon sens, l’actuel premier magistrat ne prendrait le risque de se présenter aux élections et de quitter son mandat en cas de victoire en juin prochain. Maire d’Aulnay depuis un peu plus de trois ans et demi, il serait plus intéressant pour lui, d’un point de vue stratégique, qu’il reste à sa mairie pour mieux préparer 2014 et renforcer le poids du Parti socialiste dans sa ville (qui pour rappel a été durant vingt-cinq ans dirigée par la droite)

Gérard Ségura, actuel maire d’Aulnay sous Bois et conseiller général de Seine-Saint-Denis

Dès lors, il reste une dernière hypothèse que personne n’évoque jusqu’ici mais qui pourrait mettre tout le monde d’accord et surtout s’avérer utile pour la suite : l’éventualité d’une candidature d’Harlem Désir.

L’actuel député européen a l’avantage d’être numéro deux du Parti socialiste, et surtout d’être un habitant d’Aulnay sous Bois sans compter sa notoriété qui n’est plus à faire. Une telle candidature qui aurait l’avantage de rassembler notre camp mais également l’ensemble de la gauche notamment face à Gérard Gaudron. En clair, une candidature pour le moins sérieuse et surtout crédible.

Harlem Désir, actuel député européen et numéro deux du Parti socialiste en charge de la coordination

Reste à savoir si cette hypothèse ira jusqu’aux oreilles du bureau national du PS. Curieusement, ni ce dernier, ni les élus ou encore les militants ne soulèvent ou soutiennent cette idée, certains souhaitant recaser Daniel Goldberg au risque qu’il y aille au casse-pipe pour les raisons que j’ai évoquées précédemment. Toujours est-il qu’il faudra bien trouver une solution à ce véritable casse-tête, histoire qu’on mette surtout fin à ce vaudeville, le Parti socialiste ayant bien mieux à offrir que cet affligeant spectacle, surtout ici en Seine-Saint-Denis.

Un jeu de billard à trois bandes (suite)

Daniel Goldberg, actuel député socialiste de la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, La Courneuve, Le Bourget) le 21 novembre dernier

Casse-tête ! Un véritable casse-tête !

Alors que les socialistes que nous sommes désignent leurs candidats pour les élections législatives de juin prochain, voici que la situation se complique un peu plus en Seine-Saint-Denis chaque jour.

Dans un précédent billet je vous exposais la situation que voici : Daniel Goldberg, député de l’actuelle troisième circonscription (Aubervilliers, La Courneuve, Le Bourget) a vivement critiqué la décision du bureau national du Parti socialiste de réserver la nouvelle circonscription d’Aubervilliers – Pantin à une femme. Une décision qui le met sur le billard et qui facilite le parachutage d’Elisabeth Guigou, contrainte au départ suite à la volonté de Claude Bartolone de se présenter dans la neuvième circonscription élargie. (Vous me suivez jusqu’ici ?)

Depuis la résistance s’organise du côté de Daniel Goldberg qui a rendu publique (ou s’apprête à le faire) une liste de cent cinquante personnes soutenant publiquement sa candidature à Aubervilliers. De son côté, Elisabeth Guigou prépare sa candidature à Aubervilliers mais devra face à deux autres candidatures féminines, sans doute au nom de la parité mais aussi de la diversité (tiens, on avait oublié ce critère !)

Et pour ne rien arranger, voici que la fédération de Seine-Saint-Denis, présidée par Philippe Guglielmi, a officiellement pris position en faveur de Daniel Goldberg, remettant ainsi en cause la décision du bureau national et désavouant (d’une certaine manière) Elisabeth Guigou – tout en prenant soin de ménager Claude Bartolone qui n’est pratiquement pas cité.

En clair, c’est une histoire à s’arracher les cheveux et qui aurait pu faire sourire si seulement l’enjeu n’était pas important. A quelques mois d’une élection capitale pour la France et les Français, le Parti socialiste a bien mieux à offrir que cet affligeant spectacle surtout en Seine-Saint-Denis où les socialistes peuvent renforcer leur présence en conquérant de nouveaux territoires.

C’est d’ailleurs tout l’enjeu de la nouvelle dixième circonscription qui regroupe Aulnay-sous-Bois, Pavillons-sous-Bois et le canton de Bondy sud-est. Une circonscription détenue par l’UMP mais dans laquelle la gauche n’a cessé de progresser notamment aux municipales et aux cantonales. Une circonscription à notre portée et qui ne peut être conquise que par une personne qui a déjà ses marques dans celle-ci. A ce titre, c’est la solution qui a été proposée à Elisabeth Guigou en guise de compensation par la fédération et qui me semble la plus logique.

Elisabeth Guigou, ancienne Garde des Sceaux (1997 – 2000) et actuelle députée de la neuvième circonscription de Seine-Saint-Denis (Bondy, Noisy-le-Sec, Romainville)

Car aucune circonscription n’est facile ou (pire) gagnée d’avance et il n’est pas certain qu’Elisabeth en se présentant à Aubervilliers remportera la circonscription en raison de facteurs multiples notamment la présence du Parti communiste et de la gauche radicale type Jean-Luc Mélenchon. Les élections cantonales de mars dernier sont là pour le rappeler, la candidate du PS ayant été battue par celui du Front de gauche, ancien maire de la ville. Qui plus est, il est fort à parier que le score du Front de gauche à la présidentielle pèsera lourd lors des législatives (du moins sur un plan local), ce qui pourrait constituer une difficulté supplémentaire pour Elisabeth Guigou dans l’hypothèse où elle serait investie par les militants socialistes d’Aubervilliers et de Pantin.

Claude Bartolone, actuel député de la sixième circonscription de Seine-Saint-Denis (Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Bagnolet), président du Conseil général de Seine-Saint-Denis

Toutefois, la solution à ce casse-tête ne se trouve pas du côté d’Elisabeth Guigou (qui au fond n’y est pas tellement pour grand-chose) ni de Daniel Goldberg mais de celui de… Claude Bartolone. Député depuis 1981 et président du Conseil général de Seine-Saint-Denis depuis 2008, ce dernier a exprimé sa volonté de se présenter dans la nouvelle neuvième circonscription dans laquelle se trouve Le Pré-Saint-Gervais, son fief politique. Toutefois, à l’heure où Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, et François Hollande, candidat à la présidentielle, martèlent et promettent le non-cumul des mandats au profit du mandat unique, il serait intéressant de connaître les intentions de Claude à ce sujet notamment à l’heure où certains comme Jean-Jack Queyranne à Lyon, ont fait le choix de ne plus se présenter aux législatives afin de se consacrer à leur mandat local ou régional. Il va sans dire qu’une telle prise de position faciliterait pas mal de choses dans le contexte que nous vivons actuellement.

Dès lors, je m’interroge encore et toujours sur la décision d’un bureau national qui n’a sans doute pas eu toutes les cartes en main avant de statuer et surtout a commis l’imprudence de statuer aussi rapidement. A ce titre, la Seine-Saint-Denis n’est pas un cas isolé (le cas de la Charente-Maritime n’est pas triste non plus !) et montre surtout qu’une autre stratégie bien plus payante celle-ci est possible, celle de renforcer le poids du Parti socialiste sur de nouveaux territoires, ce qui peut bien être utile pour les cinq années qui viennent !

A bientôt Poul et merci !

Il y a quelques jours, j’ai appris la démission de Poul Nyrup Rasmussen de son poste de président du Parti socialiste européen.

Comme je l’ai écrit il y a quelques jours sur la version anglophone de mon blog, j’ai été très surpris et triste du départ d’un homme qui a transformé le PSE faisant de ce dernier un véritable parti de militants et pas uniquement un conglomérat de partis politiques nationaux.

La force, l’expérience et le volontarisme de Poul ont été une source d’inspiration extraordinaire pour les militants que nous sommes et pour les idées que nous défendons à l’échelle européenne.

Poul nous manquera mais plutôt de lui dire « au-revoir », je tiens à lui dire « merci » pour tout ce qu’il a fait et lui dire également la chance que j’ai eu de le rencontrer à plusieurs reprises que cela soit à Bruxelles ou récemment à Varsovie en décembre 2010.

Alors voilà, Poul s’en va mais  je tiens à lui dire merci ! Prenez-soin de vous et bon vent camarade !

PS : ci-dessous la vidéo en hommage au président du PSE réalisée par les permanents du siège du parti à Bruxelles.

Un jeu de billard à trois bandes

Daniel Goldberg, actuel député de la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis (Le Bourget, La Courneuve, Aubervilliers)

Daniel Goldberg – député de l’actuelle troisième circonscription de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, La Courneuve, Le Bourget) – n’est pas content et il le fait vertement savoir.

Dans un article publié sur son blog, il dénonce la décision du bureau national du Parti socialiste qui a décidé de geler la nouvelle sixième circonscription de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Pantin) à une femme afin – dit-on – de respecter la parité. Une décision qui le mettrait directement sur la touche et qui met le feu aux poudres, conséquence directe du redécoupage électoral piloté par Alain Marleix en 2009 qui consacre la suppression de sa circonscription.

Dans le cadre des législatives de 2012, une nouvelle carte électorale a été en effet mise en place provoquant une réorganisation des circonscriptions tout particulièrement en Seine-Saint-Denis qui perd un député alors que c’est le troisième département le plus peuplé de France (cherchez l’erreur !). Une telle réorganisation qui profite allègrement à la droite séquano-dionysienne qui espère bien limiter la casse et stopper la progression du Parti socialiste dans le 9-3 mais également au Parti communiste français pour des raisons similaires. D’ailleurs le silence complice de sa direction et de sa chef de file locale, Marie-George Buffet est assez révélateur en la matière !

Une réorganisation qui entraine dès lors une réaction en chaine avec la suppression de la troisième et – par effet de ricochet – le remodelage des sixième et neuvième circonscriptions respectivement détenues par Claude Bartolone et Elisabeth Guigou.

Carte électorale de la Seine-Saint-Denis en 2011 (à gauche) et à compter des législatives de juin prochain

Et qui dit réaction en chaine dit véritablement casse-tête pour le Parti socialiste qui cherche à satisfaire tout le monde tout en voulant se montrer efficace. D’où la décision du bureau national de geler la nouvelle sixième circonscription pour une femme suite à la volonté de Claude Bartolone de se présenter dans la neuvième circonscription élargie (qui reprend une partie de l’ancienne troisième circonscription), permettant à Elisabeth Guigou de se présenter à Pantin et donc de rester dans le département. Une décision qui n’a évidemment pas fait plaisir à Daniel Goldberg pour les raisons dont vous en doutez. Une décision qu’il qualifie même de « dangereuse » pour les intérêts de mon parti et pour celui de la Seine-Saint-Denis.

Même si je ne cautionne pas les attaques personnelles lancées par Daniel Goldberg (notamment à l’encontre d’Elisabeth), il n’en demeure pas moins que la colère de ce dernier est légitime, pour ne pas dire compréhensible. L’actuel député d’Aubervilliers, La Courneuve et Le Bourget n’a semble-t-il pas démérité et souhaitait poursuivre son action d’élu national, action pour laquelle il s’est démis de son précédent mandat pour respecter le non-cumul des mandats.

Claude Bartolone et Elisabeth Guigou, respectivement députés de la sixième et de la neuvième circonscription de Seine-Saint-Denis

D’autant plus qu’un tel jeu de billard à trois bandes n’est pas sans risque pour le Parti socialiste notamment face aux électeurs qui en attendent beaucoup et surtout mieux d’un parti qui a de bonnes chances de revenir aux responsabilités, ouvrant la voie à une nouvelle direction pour notre pays qui en a tant besoin. Cela est d’autant plus vrai en Seine-Saint-Denis où le parti pourrait renforcer sa présence dans ce bastion historique du PCF notamment en se concentrant dans la dixième circonscription élargie (Aulnay – Les Pavillons-sous-Bois et le canton de Bondy sud-est), une circonscription actuellement détenue par l’UMP mais qui pourrait bien basculer à gauche en juin prochain, à la condition d’avoir le ou la candidate adéquate et surtout solide pour conquérir ce siège. Et il est fort à parier que Gérard Ségura, actuel maire socialiste d’Aulnay sous Bois, ne se présentera pas à moins qu’il souhaite laisser son mandat d’édile pour respecter le non-cumul, un mandat acquis de haute lutte face à son prédécesseur et actuel député UMP, Gérard Gaudron en 2008.

Je dois bien avouer que je suis assez troublé par la décision d’un bureau national prise sans doute dans la précipitation et avec une certaine imprudence au détriment de certains militants qui auront du mal à comprendre et surtout accepter ce choix. Aussi, reste à entériner cette stratégie et surtout à l’expliquer aux camarades qui sont également des électeurs, ne l’oublions pas ! A ce titre, certains s’en donnent même à cœur joie sur la blogosphère !

Les prochains jours risquent en tout cas d’être animés ! Très animés !