« Libérez l’Alsace ! Libérez l’Alsace ! »

Le second tour des régionales, hier soir, a laissé apparaître une large et nette victoire de la gauche et des écologistes face à une droite qui subit un énorme revers même si elle sauve l’honneur.

Bien évidemment, j’aurais aimé que l’Alsace rejoigne les vingt-une régions digérées par le Parti socialiste, ce qui aurait été un exploit dans la mesure où cette région est une terre de droite. Toutefois, il est à noter que la gauche progresse assez fortement, ce qui est en soi un élément positif.

Il va sans dire que je suis malgré tout, très heureux de ce résultat, signe que nos compatriotes souhaitaient mettre le holà à la politique menée par le gouvernement. Toutefois, il convient également de rappeler que cette victoire n’est pas totale dans la mesure où l’abstention a été très forte et que le Front national a réalisé des scores assez importants notamment en Rhône Alpes, Nord-Pas de Calais et Languedoc Roussillon. Ce retour du FN est le signe assez dramatique des limites de la stratégie sarkozyste de siphonage des voix de l’extrême droite au profit de l’UMP. Et ce n’est pas ce simulacre de débat sur l’identité nationale qui a changé quoi que cela soit puisqu’à titre d’info, la liste frontiste menée par Bruno Gollnisch a totalisé plus de 20% des voix à Donzère (Drôme), la ville d’un certain « Monsieur Besson », ministre en charge des expulsions ! (Au passage, cela mérite réflexion)

Carte des régions au soir du second tour des régionales hier soir (www.lemonde.fr) avec en rose, les régions conservées et conquises par le PS, en rose pale, le Languedoc Roussillon conservé par Georges Frêche, en violet la Martinique conservée par les régionalistes et en bleue, les régions conservées et conquises par l'UMP

Si la gauche a bénéficié d’une dynamique dès le premier tour, amplifiée par l’alliance PS – Europe Ecologie – Front de Gauche, elle a également profité d’une droite qui, qu’on le veuille ou non, a préféré ne pas faire campagne au bout du compte, cette dernière misant sur les bisbilles et l’éventuelle rivalité entre socialistes, néo-communistes et écologistes. Caramba ! Bien au contraire, la gauche s’est efforcée à défendre le bilan des régions mais aussi son projet pour la mandature à venir là où la droite s’est adonnée dans des critiques stériles et peu constructives. Pour preuve de ce que j’avance, là où la candidate UMP pour la région Rhône-Alpes parlait impôts et dénonçait la construction du futur conseil régional, Jean-Jack Queyranne a parlé emplois, insertion professionnelle, environnement et santé. Là est toute la différence !

Toutefois si les électeurs ont clairement et nettement sanctionné le pouvoir sarkozyste, ils n’ont pas plébiscité la gauche pour autant ! Le plus dur est en effet devant nous, même si le scrutin des régionales a apporté quelques pistes pour la suite. (Mais cela, c’est une autre histoire !)

Dimanche, je (re)vote. Et vous ?

Un petit point sur les régionales avant le vote de dimanche soir. A cette heure, nous connaîtrons la composition des exécutifs qui dirigeront nos régions pour la prochaine mandature.

Lors du premier tour, une large majorité des Français qui se sont exprimés, se sont portés en faveur des listes de gauche et écologiste, exprimant leur confiance et leur reconnaissance au travail mené par les exécutifs sortants depuis 2004 mais aussi pour porter un message clair à la droite sarkozyste qui, rappelons-le, n’a récolté que 27% des voix, soit son plus faible score depuis l’existence de la V° République.

Et c’est en toute logique que le Parti socialiste, les Ecologistes et le Front de Gauche (qui rassemble, pour rappel, le Parti Communiste Français et le Parti de Gauche) se sont rassemblés afin de porter et défendre un projet ambitieux alliant écologie et solidarité pour l’ensemble de nos concitoyens.

Durant cette campagne, les principales formations de la gauche ne sont fixés qu’un seul objectif et répété le même leitmotiv : « le projet, le projet, rien que le projet » et ce, par rapport à une droite sarkozyste en manque d’inspiration mais surtout de proposition à opposer à ceux formulées par la gauche. Signe assez révélateur d’un désintérêt certain pour l’échelon régional, ce qu’on comprend mieux au vue du projet du gouvernement de réforme des collectivités territoriales actuellement en discussion au Parlement.

Face à la politique inique de l’exécutif, les régions, gérées par la gauche, ont démontrées qu’elles pouvaient être au rendez-vous – parfois en allant au-delà de leurs compétences – afin de répondre à l’urgence sociale et écologique en mettant en avant une politique solidaire et visionnaire.

Alors que la droite sarkozyste tente de draguer les électeurs du Front national afin de sauver la face, la gauche dans toutes ses composantes, se tourne résolument vers les Français afin de poursuivre avec nos concitoyens les politiques menées à l’échelon régional.

Le vote du 21 mars doit aussi être l’occasion de soutenir les différents projets défendus par le PS avec leurs alliés du PRG et du MRC ainsi que par les partenaires d’Europe Ecologie et du Front de Gauche. Le vote de dimanche doit être l’occasion pour les abstentionnistes d’exprimer enfin et de marquer à la fois un soutien à la politique de la gauche dans les régions mais aussi un désaveu cinglant et sans appel à la politique du gouvernement.

Aussi, rien n’est plus important que le vote pour peser sur la vie politique aussi bien sur le plan national et régional. Alors dimanche, marquons l’essai réalisé dimanche dernier afin de préparer l’alternative dont le France a cruellement besoin.

PS : conformément à la loi électorale, je ne posterai plus aucun article relatif aux régionales jusqu’à dimanche 20 heures. Par conséquent, tous vos commentaires sont suspendus jusqu’à cette heure.

PS 2 : j’organiserai sans doute un second live-blogging à partir de 18h50 afin de commenter les résultats du second tour des régionales.

Le naufrage (démocrate)

Corinne Lepage, députée européenne ADLE, vice-présidente (démissionnaire) du Modem

Ce matin, Corinne Lepage, vice-présidente fondatrice du Modem et président du mouvement écologiste Cap 21, a annoncé sa démission du parti de François Bayrou et son intention de se rapprocher d’Europe Ecologie, intentions qu’elle soumettra au vote des adhérents de Cap 21 lors de son congrès de mai prochain.

Il faut dire que la rupture était consommée depuis un certain temps déjà, l’ancienne ministre de l’environnement de Jacques Chirac et candidate à la présidentielle de 2002 marquant de plus en plus ses distances avec le leader du Modem et ce, dès le lendemain des présidentielles. Ces critiques n’étaient plus feutrées ou dissimulées comme j’ai pu le constater lors de la soirée électorale de dimanche dernier où elle se désolait du piètre score du Modem (moins de 5% des voix) mais aussi de la stratégie à courte-vue de Bayrou. Résultat des courses (et sans doute cohérente avec elle-même et dans sa réflexion), elle a préféré jeter l’éponge et quitter un navire qui est en train de couler.

François Bayrou, président du Modem, à son bureau de vote lors du premier tour des régionales, dimanche dernier

Le cas Lepage est finalement assez révélateur de la position dans laquelle se trouve François Bayrou qui semble plus isolé que jamais au sein de la maison Modem. Les critiques ne cessent de fuser notamment auprès de militants sincères qui n’ont pas attendu le naufrage et le départ de Lepage pour s’en aller vers d’autres (et meilleurs) cieux : ainsi des copains démocrates à Sciences Po Grenoble ont tout simplement préféré rejoindre d’autres partis notamment à gauche comme le Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement mais également le Parti socialiste (qui a dit qu’il n’était plus attractif ? MDR)

Toujours est-il qu’il s’agit là d’un véritable gâchis dans la mesure où le Modem aurait pu vraiment apporter quelque chose de neuf au sein de l’échiquier politique hexagonal même s’il faut bien avouer que le parti de Bayrou reste bien peu avantagé par un système électoral qui favorise assez nettement les deux principaux partis que sont l’UMP et le PS ainsi qu’un jeu d’alliances primordial pour exister politiquement. Les néo-centristes emmenés par Hervé Morin l’ont bien compris en préférant se rallier à Nicolas Sarkozy quitte à devenir les suppôts de l’UMP. Stratégie dont ils sont doublement bénéficiaires à l’arrivée puisque non seulement ils arrivent à avoir des élus à tous les niveaux et en nombre suffisant mais à pouvoir se constituer une base électorale nécessaire capable d’exister mais aussi rivaliser avec l’UMP le moment venu.

Corinne Lepage en compagnie de François Bayrou et de Marielle de Sarnez

François Bayrou a cru que les 18% qu’il avait réalisés à l’élection présidentielle d’avril 2007 marquerait le tremplin et l’ouverture d’une troisième voie qu’il incarnerait. La voie humaniste aurait été parfaite pour le Béarnais si seulement il n’était pas grisé par son succès de 2007 résultat d’un rejet de Royal et de Sarkozy. Une erreur de diagnostic fatale dans la mesure où il a fait l’économie d’une réflexion idéologique primordiale pour son mouvement et ce n’est pas le Manifeste humaniste – qui arrive bien tard d’ailleurs ! – qui change quoi que cela soit !

Dès lors, nul ne sait comment François Bayrou va se tirer de cette impasse mais bon, le mal est déjà fait et le député des Pyrénées-Atlantiques ne peut qu’être le seul responsable de sa propre situation. Bien dommage pour les militants sincères du Modem ! (Enfin, ceux qui restent !)

Jean-Marie sauvé des eaux !

Jean-Marie Le Pen, le 14 mars à Nice lors du premier tour des régionales (www.liberation.fr)

Les Le Pen père et fille peuvent avoir le sourire ! En effet, le Front national est l’autre gagnant du premier tour en totalisant près de 12,5% des voix. En Provence Alpes Côte d’Azur, Jean-Marie, le « patriarche », comme le surnomme ses partisans, passe la barre symbolique des 20% derrière le président socialiste sortant Michel Vauzelle et le candidat UMP et député du Vaucluse, Thierry Mariani, tous les deux réalisant 26% des voix chacun. Sur le reste de la France, le parti frontiste peut se maintenir sur douze régions (notamment en Rhône Alpes où Bruno Gollnisch recueille 14% des suffrages exprimés)

Personne n’aurait imaginé le parti d’extrême droite se refaire une santé, il y a encore deux mois, signe d’une certaine résurrection du Front national, considéré comme mort il y a trois ans. A cette date, Nicolas Sarkozy se targuait d’avoir tué le parti frontiste en captant une grande partie de son électorat au premier tour de la présidentielle d’avril 2007. Depuis, et pour s’assurer de la mise à genoux des Le Pen, l’UMP n’avait pas hésité à utiliser un ton très droitier et à mener une politique très droitière notamment en matière d’immigration et d’intégration quitte à devenir une pâle copie du FN, permettant même à certains cadres de la majorité de se lâcher un peu : on se souvient de la blague auvergnate de Brice Hortefeux comme des propos de Gérard Longuet sur la possible nomination de Malek Boutih à la HALDE, ce dernier selon le sénateur de Moselle, ne correspondant pas au « corps traditionnel » français.

Le FN, et c’est une sacrée ironie, est sauvé des eaux par celle qui avait tenté de le noyer, c’est-à-dire l’UMP. Le parti sarkozyste pensait avoir trouvé la bonne stratégie pour ringardiser et marginaliser durablement l’extrême droite en la singeant tout simplement à travers notamment ce simulacre de débat sur l’identité nationale, transformé en un véritable défouloir contre les Noirs et les musulmans de France. Les Français, proches de Jean-Marie Le Pen mais séduits pas Nicolas Sarkozy, ont par conséquent préféré l’original à la copie, le patron du FN pouvant remercier Monsieur Besson et sa politique au passage !

A force de vouloir singer l’extrême droite, l’UMP a contribué à le maintenir politiquement mais aussi à le légitimer, ce qui me semble tout aussi grave. Les multiples dérapages de certains caciques de la majorité, mais aussi les piètres résultats du gouvernement sur le plan national ont fini par convaincre les électeurs frontistes déçus par le président de la République et qui ont préféré rentrer au bercail. Les Le Pen sont donc en train de retrouver leur brebis égarées et ce, grâce au parti sarkozyste !

Jean-Marie Le Pen en compagnie de sa fille, Marine, qui a réalisé près de 19% des voix en Nord-Pas de Calais

Ce retour du Front national dans le jeu politique est en tout cas un cinglant désaveu pour le président de la République qui a cru à tort qu’il suffisait de parler comme Le Pen et de stigmatiser les étrangers pour séduire ses électeurs. Peine perdue puisqu’au passage, le Front national s’est présenté, dans le même temps, comme le seul mouvement pouvant apporter des réponses aux Français en crise, ce qui n’a pas tardé de faire d’huile notamment dans le Nord-Pas de Calais où Marine Le Pen fait jeu égal avec la candidate UMP-Nouveau Centre, Valérie Létard.

Toujours est-il que Jean-Marie, sauvé des eaux, ne pouvait pas rêver mieux à bientôt 82 ans : il en rêvait, l’UMP l’a fait !

Premiers enseignements du premier tour

Le premier tour des régionales s’est achevé hier et l’heure est désormais aux analyses et autres négociations notamment entre le PS, les écologistes et le Front de gauche.

A titre personnel, je suis satisfait du bon score de Jean-Jack Queyranne en Rhône Alpes qui totalise 25% des voix face à Françoise Grossetête, la tête de liste UMP qui en recueille 27%. Le président socialiste de la région peut d’ores et déjà compter sur les voix d’Europe Ecologie, menée par Philippe Meyrieu qui rassemble 17% des suffrages. Même configuration en Ile de France, où Jean-Paul Huchon a appelé les écologistes et le Front de gauche au rassemblement pour battre l’UMP de Valérie Pécresse.

Comme l’a si justement rappelé la majorité mais aussi l’opposition, il ne s’agit que du premier tour. Toutefois, les résultats d’hier soir nous donnent les indications suivantes :

L’ABSTENTION, GRANDE GAGNANTE DU PREMIER TOUR :

Près de 53% de nos concitoyens ne se sont pas déplacés aux urnes hier, signe évident d’un désenchantement vis-à-vis de notre vie politique, ce que je déplore vivement surtout quand on sait le rôle souvent majeur qu’ont les conseils régionaux sur notre vie quotidienne. C’est surtout un signe inquiétant sur l’état de santé de notre démocratie dans la mesure où nos compatriotes ne jugent plus utile de s’exprimer dans les urnes. Il est, par conséquent, de la responsabilité des formations politiques de battre le rappel des électeurs en faisant une campagne plus digne et qui traite réellement du fond, ce qu’ont d’ailleurs fait le PS, Europe Ecologie et le Front de gauche jusqu’ici et qui explique sans doute leur score d’hier soir.

LA BARRE A GAUCHE :

Le premier tour a montré une poussée à gauche de l’électorat, ce qui indéniable au profit du PS, d’Europe Ecologie et – dans une moindre mesure – du Front de gauche, signe de la reconnaissance du travail accompli par les exécutifs régionaux mais aussi d’une volonté de voir la gauche dans ses différentes composantes. Déjà en 2004, la gauche divisée était arrivée en tête face à l’UMP et à l’ex-UDF en totalisant 35% contre 33% pour la droite. Et si le PS (fragilisé en juin dernier à l’issue des Européennes) conforte sa position de leader au sein de la gauche française, le bon score d’Europe Ecologie, même différent des 16,3% réalisé en juin dernier, montre que ce mouvement est loin de faire de la figuration et tend à s’inscrire dans le paysage politique. Reste à savoir comment se dérouleront les négociations car même si le PS part en position de force (30% à l’issue du premier tour contre 13,2 pour Europe Ecologie et 6,2 pour le Front de gauche), il n’en demeure pas moins que celles-ci resteront relevées.

LE RETOUR DU FN ? :

Jean-Marie Le Pen, hier soir dans son QG à Marseille (Bouches-du-Rhône) où sa liste a réalisé 20% en Provence-Alpes Côte d'Azur (www.lefigaro.fr)

Fin de purgatoire pour le Front national ? Pour un parti qui était considéré comme mort il y a seulement trois ans, c’est plutôt (et malheureusement) une belle performance que de réaliser près de 12% des suffrages au premier tour des régionales avec des pointes oscillant entre 14 et 20% notamment en Rhône-Alpes et en Provence-Alpes Côte d’Azur. Les Le Pen, père et fille, peuvent en tout cas avoir le sourire facile et dire merci à l’UMP de les avoir ressuscités d’entre les morts politiques !

LA DEROUTE ET L’AUTISME DE L’UMP :

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP hier soir au siège du mouvement à Paris (www.lemonde.fr)

Avec près de 27% des voix, le parti sarkozyste et ses vassaux dévissent nettement par rapport au scrutin de 2004. La faute sans doute à une abstention des électeurs de droite mais aussi (et surtout) à une stratégie d’union de la droite au sein de l’UMP qui trouve ses limites. Idéale pour un scrutin à un seul tour (ce n’est pas d’ailleurs pas pour rien que la réforme des collectivités territoriales en cours prévoit l’élection à l’horizon 2014 des futurs conseillers territoriaux dans ce cadre, favorisant ainsi l’UMP), cette stratégie s’en retrouve invalidée et ce n’est pas faute, chez certains analystes politiques, de l’avoir constatée et ce, dès le lendemain des Européennes de juin dernier. Bien évidemment, les caciques et autres cadres du parti sarkozyste accusent l’abstention mais ce n’est pas sans rappeller que l’UMP n’a quasiment pas fait campagne, misant sur une lutte fratricide entre socialistes et écologistes. Pari perdu !

Comme l’ont dit si justement les responsables politiques, il ne s’agit que du premier tour et l’heure est à la mobilisation ! A nous socialistes, écologistes et partisans du Front de gauche de transformer l’essai avec les démocrates et autres républicains qui partagent nos valeurs et idées.

Live blogging – les régionales comme vous y étiez !

Ce dimanche, à partir de 18h50, je ferai un live-blogging sur mon carnet virtuel où je suivrai et commenterai en direct la soirée électorale du premier tour des régionales. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions en laissant un commentaire sur mon blog ou sur Twitter ou Facebook !

A tout à l’heure 18h50 !

18h50 :

Bienvenue à tous !

Début de la soirée électorale sur mon blog. Pour cette soirée, mes sources seront :

France 2

France 3

TF1 (désolé)

Le Monde

Libération

Le Parisien / Aujourd’hui en France

Le Dauphiné libéré

18h54 :

Je débute la soirée sur France 3. Apparemment, elle aura lieu malgré le préavis de grève déposé par le personnel.

18h55 :

Evoqué par France 3 national et confirmé par Le Monde : le taux d’abstention a dépassé les 50%. Selon les premières estimations, il avoisinerait les 52%

19h00 :

Un peu de mal à début, le live-blogging, mon compte fait des siennes. Sinon, je viens d’apprendre que la soirée électorale prévue sur France 3 Alpes sera annulée en raison de la grève. Il faudra que j’aille voir ailleurs pour connaître les résultats en Rhône-Alpes. Vive la CGT, vive le service public !

19h06 :

Selon le site internet de France 3, le taux de participation est de 39,29% à 17 heures en Rhône-Alpes (contre 46% en 2004 à la même heure !) En Ile de France, il peine à atteindre les 32% (contre 43, il y a six ans)

19h17 :

I-Télé a commencé sa soirée électorale. Il n’y a rien de particulier et les journalistes tentent de tuer le temps comme ils peuvent. On insiste beaucoup sur le cas de l’Alsace et la Corse, les deux seules régions restées à droite

19h23 :

52% d’abstention, c’est élevé pour une régionale mais finalement moins pire qu’aux Européennes.

19h30 :

Je passe sur France 2. Et là, les choses sérieuses vont commencer ! La soirée commence véritablement

19h 31 :

Comme toujours, David Pujadas laisse sous-entendre qu’il y aura des surprises ! Cela m’énerve un peu : une manière d’entretenir le suspense  ?

19 h 35 :

Durant cette soirée, je suivrai principalement deux régions : Rhône-Alpes et Ile de France.

19 h 40 :

Je passe sur France 3 et on parle du Modem. François Bayrou ne viendra pas et se contentera de mobiliser ses troupes, « celles qui lui restent » selon la journaliste (MDR)

19 h 42 :

Au siège du PS, l’ambiance est tout autre, la journaliste rappelant les principaux enjeux pour le parti : arriver en tête à gauche et creuser l’écart avec Europe Ecologie et être devant l’UMP, histoire d’effacer le fiasco des Européennes.

19h46 :

La soirée reprend après le flash JT. On rappelle le taux d’abstention (52,5%), reste à savoir qui va être le plus pénalisé : le PS ou l’UMP ?

19h50 :

Laurent Fabius, Pierre Moscovici et Jean-François Copé viennent d’arriver sur le plateau

19 h 55 :

Il reste cinq minutes avant l’annonce des résultats. Jean-Louis Borloo est arrivé et difficile de deviner son état d’esprit

20 h oo :

Estimations :

PS : 30

UMP : 26,7

Europe écologie : 13,3

Front national : 12

Front de gauche : 6,2

Modem : 4

NPA : 2

LO : 1,3

20h03 :

Pour Brice Teinturier, l’UMP fait un score historiquement bas et Europe Ecologie fait un score déçevant

20h05 :

Jean-François Copé s’exprime et a bien du mal à expliquer le score de l’UMP au niveau national. Il en appelle à la mobilisation

Pour Laurent Fabius, c’est une excellente première mi-temps pour le PS.

20h 07 :

En Rhône Alpes, la liste UMP de Françoise Grossetête totalise 27% contre 25 pour la liste PS de Jean-Jack Queyranne. La liste Europe Ecologie de Philippe Mérieux fait 17%

20h14 :

Elise Lucet interroge Jean-François Copé à propos du score du FN : « n’y-a-t-il pas des déçus du sarkozysme qui ont voté FN ? » L’intéréssé fait une belle langue de bois

20h16 :

Marie-George Buffet insiste sur le score de la droite qui est sanctionnée selon elle, résultat de sa politique sur le plan national. C’est un vote sanction très clair

20h20 :

Georges Frêche s’exprime et en profite pour tacler Martine Aubry. Il parle de désaveu cinglant pour la direction du PS

20h24 :

David Pujadas à Laurent Fabius à propos de Frêche : « soutiendrez-vous Frêche au second tour ? » Réponse de Fabius : l’objectif est de battre l’extrême droite et la droite

20h25 :

François Fillon s’exprime : voter pour l’UMP et ses alliés, c’est voter pour la clarté et la transparence, le jeu est ouvert ! C’est vrai qu’à 26,7%… Pour finir, un clin d’oeil aux écologistes !

20h30 :

Martine Aubry s’exprime. Pour elle, ce résultat du premier tour impose au PS de rassembler la gauche. Discours offensif et fort notamment sur l’état de notre pays, j’adore ! Malgré tout, elle reste prudente car rien n’est joué

20h37 :

C’est au tour d’Arnaud Montebourg, de Rachida Dati et de Luc Châtel de venir sur le plateau

20h44 :

Rachida Dati s’exprime et prétend que les présidents de région n’avaient pas de bilan et de projet pour ces élections !! C’est bon, elle est bien au Parlement de Bruxelles !

20h55 :

Estimations en Ile de France :

UMP : 29

PS : 25

Europe Ecologie : 16,5

FN : 8,3

Front de gauche : 6,7

Liste Dupont-Aignan : 4,1

20h57 :

François Bayrou s’exprime au nom du Modem et réconforte ses têtes de liste. Il tirera les leçons de ces régionales. Etre minoritaire, c’est une déception, un passage rude, mais ce n’est pas une honte !

21h02 :

Corinne Lepage, députée européenne et vice-présidente du Modem, commente les résultats de son parti qu’elle juge désastreux ! Pour elle, le problème c’est le président et sa stratégie, comprenez Bayrou !

21h10 :

Caricature de Martin Vidberg :

21h13 :

Je zappe et passe à France 3. Je suis un peu surpris qu’on diffuse le débat de France 3 Ile de France. Enfin, je ne devrais pas comme il y a grève !

21h15 :

Je repasse sur France 2 et… oh non ! Il y a ce nigaud de Lefèvbre à la télé ! Un abstentéiste de tout poil et qui, aux vues des résultats, considère que la réforme des collectivités territoriales est primordiale !

21h18 :

Nouvelle estimation du taux d’abstention sur le plan national : 53,5%

21h30 :

La soirée électorale se termine sur France 2 (elle est finie sur TF1 depuis 21h00), je vais faire une pause !

Dimanche, je vote PS. Et vous ?

La campagne pour le premier tour des régionales va prendre fin ce vendredi à minuit. A partir de cette heure, il ne me sera plus possible de parler des régionales jusqu’à dimanche, vingt heures. A cette heure nous connaîtrons le taux de participation, le rapport de force droite – gauche ainsi que les premiers résultats dans l’ensemble des 22 régions métropolitaines et des 4 d’outre-mer.

Cette campagne des régionales fut une période intense dans laquelle, les socialistes que nous sommes avons parcouru les marchés, les centres commerciaux et étions présents aux arrêts de tram, aux entrées de la gare, des universités et des lycées de la région pour défendre le bilan et le projet des régions socialistes notamment en Rhône Alpes mais aussi en Ile de France où j’ai profité de mes vacances en février pour épauler mes camarades bondynois.

Pour ma part, le choix est fait, je voterai socialiste et la liste « Une région d’avance » présentée par Jean-Jack Queyranne et soutenue par le PS, le PRG, le MRC ainsi que des personnalités écologistes et issues de la société civile. Bon, vous me direz : « c’est un peu facile, tu es militant socialiste, ce qui va de soi ». Toutefois, ce n’est pas uniquement mon appartenance et mon engagement au sein du PS qui m’ont poussé à voter en faveur des listes présentées par ce dernier.

Les régionales furent la première élection pour laquelle j’ai pu voter et ce dès 2004. En tant que Francilien d’origine, j’ai vu l’évolution de la région-capitale menée par Jean-Paul Huchon notamment en ce qui concerne la politique de ce dernier en matière d’enseignement, de culture mais aussi de formation professionnelle et de transports. Et je dois vous avouer que je n’ai pas été déçu : gratuité des livres scolaires, rénovation du parc informatique, rénovation et modernisation des lycées (notamment le lycée professionnel Marcel Pagnol), extension et nouvelles lignes de tram (notamment la ligne 3 dite des Maréchaux à Paris, sans oublier la ligne 4 entre Bondy et Aulnay remplaçant la ligne SNCF des Coquetiers), extension et nouvelles stations de métro, suppression des zones tarifaires 7 et 8…

Cette impulsion lancée par la majorité socialiste en Ile de France, je l’ai également vue en Rhône-Alpes et ce dès 2006 (date de mon installation à Grenoble) : la carte M’ra, le cadencement des TER entre Lyon et Grenoble, la bourse Explo’RA sup (qui m’a permis de financer mon séjour à l’étranger l’année dernière), les Contrat d’aide de retour à l’emploi (CARED)… autant de mesures qui ont changé la région et la vie des rhônalpins…

C’est pour toutes ces raisons que je voterai socialiste dimanche, pour encourager les politiques menées jusqu’ici mais aussi pour mettre le holà à un gouvernement et à une droite sarkozyste qui ne se gêne plus pour mépriser les Français mais aussi faire des allusions racistes. Trop, c’est trop et nous devons taper du poing sur la table pour que cesse l’arrogance de l’agité de l’Elysée qui n’aime décidément pas qu’on lui prenne tête !

Alors voilà ! C’est pour ces raisons que je voterai socialiste et que je vous encourage à faire de même, dimanche 14. L’occasion est belle pour soutenir l’action des collectivités territoires menées par la gauche et véritable contre-pouvoir à la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis bientôt trois ans.

Aussi, dimanche, exprimons-nous en apportant un soutien franc et massif aux listes socialistes dans nos régions en particulier en Rhône-Alpes et en Ile de France !

PS : conformément à la loi électorale, je ne posterai plus aucun article relative aux régionales jusqu’à dimanche vingt heures. Par conséquent,  tous les commentaires ayant un lien avec ces élections seront suspendus jusqu’à cette date.

PS 2 : pour finir, deux vidéos. La première, le clip de campagne de Jean-Jack Queyranne et la seconde qui appelle à la mobilisation de tous, dimanche !!!


La dernière ligne droite

A deux jours du premier tour des régionales et à quelques heures de la fin de la campagne officielle, je dois vous avouer que je suis à la fois content du déroulement de celle-ci mais aussi soulagé qu’elle se termine enfin.

En effet, les régionales n’ont pas été une promenade de santé dans la mesure où j’ai multiplié les tractages, collages et autres réunions publiques. Néanmoins, j’ai vivement apprécié cet exercice démocratique qui consiste à aller à la rencontre de nos concitoyens pour défendre notre bilan mais aussi notre projet pour la région.

Durant la conférence de Jean-Jack Queyranne dans l'amphi A de Sciences Po Grenoble en compagnie de Bernard Soulage, tête de liste en Isère, de Stéphanie Abrial, professeur à Sciences Po Grenoble et de Bruno Julliard, secrétaire national du PS, ancien président de l'UNEF.

Et c’est à Grenoble que Jean-Jack Queyranne, notre tête de liste en Rhône-Alpes, président sortant de la région, a clôturé sa campagne des régionales hier soir. A Alpexpo et devant huit cents personnes, il en a appelé au rassemblement ainsi qu’à la mobilisation pour dimanche malgré des sondages plutôt flatteurs. En effet, l’abstention n’est jamais loin et on n’est jamais à l’abri d’une (mauvaise) surprise !

Auparavant, je l’ai reçu en ma qualité de responsable de l’association des étudiants socialistes de Sciences Po Grenoble et en compagnie d’Anthony, l’animateur fédéral des Jeunes Socialistes à l’IEP pour une rencontre publique avec les étudiants. Malgré une conférence quelque peu perturbée par un groupuscule anarchiste visiblement passionné par le débat – ils n’ont pas cessés de crier dans l’amphi et à conspuer les élus notamment Michel Destot, député-maire de Grenoble – le président de la région Rhône-Alpes s’en est tenu – et dans un calme olympien – à la défense de son bilan et à celui de son projet, ce qui a rendu le débat intéressant et dynamique malgré tout.

Durant le meeting de Jean-Jack Queyranne à l'espace Pelvoux d'Alpexpo (source : site Internet d'une région d'avance)

Puis dans la soirée, avec les militants du MJS, nous avons fait la haie d’honneur à Jean-Jack lors de son arrivée à l’Espace Pelvoux. Durant deux heures, les colistiers isérois ont défendu le projet socialiste allant du pass contraception, à la création d’une agence régionale contre les discriminations, sans oublier la rénovation et la modernisation du réseau TER sur le sillon alpin (Valence – Grenoble – Chambéry) ainsi que l’extension de la carte M’RA aux étudiants boursiers de première année. L’écologie n’a pas été oubliée (loin de là), Queyranne fustigeant, l’écologie punitive. Pour lui, économie, emploi et bien être écologique vont de paire, ce qui explique sans doute les raisons pour lesquelles, Rhône Alpes est considérée comme la première région écologique de France !

Sur les coups de 23 heures, je suis enfin rentré chez moi aux termes d’une journée harassante mais pleinement enrichissante. A deux jours du premier tour, il me parait essentiel d’être derrière Jean-Jack Queyranne et d’avoir une région d’avance avec Rhône Alpes, une région que j’ai appris à connaître, à vivre et à aimer. Et à l’heure où la droite mène une politique désastreuse et honteuse pour notre pays, il est grand temps de mettre le holà !

Brèves de campagne

Les régionales battent leur plein et je dois vous dire que je suis pas mal sur les rotules ces temps-ci entre les tractages, les soirées collages et les allers-retours à la fédération. Malgré tout, je profite de cette nouvelle expérience à fond sans compter qu’elle me motive.

C’est ainsi que la semaine dernière j’ai assisté à deux réunions publiques animées par Bernard Soulage, professeur d’économie à Sciences Po Grenoble, premier vice-président de la région Rhône Alpes en charge des transports et tête de liste PS en Isère en compagnie des élus et parlementaires du département dont Michel Destot, Geneviève Fioraso et Jérôme Safar.

Durant la réunion publique organisée à la Maison des associations de Grenoble, le 3 mars dernier (photo prise de mon téléphone portable)

La première avait lieu à la Maison des associations de Grenoble en plein centre-ville tout juste à côté de l’ancienne Caserne de Bonne dans un quartier en pleine requalification. A partir du thème de l’écorégion, Bernard Soulage et ses colistiers ont défendu le bilan de la majorité de gauche sortante et présenté le projet des socialistes pour la période 2010 – 2016 devant une centaine de personnes. Tous les sujets furent abordés : l’emploi, la politique environnementale de la région qui place Rhône-Alpes en première position dans l’Hexagone, les transports avec le cadencement des TER entre Lyon et Grenoble, les logements sociaux, etc. Puis, la salle a pu échanger avec les colistiers avant une conclusion de Bernard Soulage et son appel à la mobilisation.

Le lendemain, changement de cadre : après un tractage avec mes camarades et amis du Mouvement des Jeunes Socialistes (la branche jeunesse du PS), direction Susville (à côté de La Mure après Vizille) en attitude à environ une heure de route de Grenoble en compagnie de Lucille, Vincent, Chloé et de Guillaume Lissy, conseiller municipal de Seyssinet-Pariset et candidat aux régionales. Là, autre ambiance : nous sommes dans la quatrième circonscription de l’Isère (le second de France en raison de son étendue) et nous sommes accueillis par Marie-Nöelle Battistel, Maire de la Salle en Beaumont et candidate aux régionales. Après un repas partagé avec les militants socialistes du canton, la réunion publique démarre devant une soixantaine de personnes. L’ambiance est plus « intimiste » : la salle est en effet petite et multifonctionnelle – elle sert pour les réunions du conseil municipal mais également comme bureau de vote – Bernard Soulage et ses colistiers ont comme à Grenoble, défendu le bilan et le projet des socialistes en se concentrant sur les spécificités du Plateau de Matheysine. Ce fut pour moi une première dans la mesure où je suis citadin et banlieusard et qu’il fut en plus intéressant de partir à la rencontre du monde rural et de ses particularités.

Durant la réunion publique à la salle du conseil de Susville, (à côté de La Mure), le 5 mars dernier (Photo prise de mon téléphone portable)

Assister à ces réunions publiques est une manière complémentaire d’affirmer mon engagement socialiste et ce, dans le contexte des régionales et d’une intensification de la campagne. Une manière également de faire de nouvelles rencontres et de connaître de nos enjeux, de nouveaux territoires, ce qui change des actions classiques comme tracter ou bien encore coller des affiches où débattre entre socialistes à telle ou telle réunion de section. En clair, parcourir des kilomètres pour être au plus près de nos concitoyens.

Bien que la campagne soit épuisante – je vis en décalage ces temps-ci, insomniaque la nuit, endormi le jour – elle reste malgré tout passionnante tant que les militants que nous sommes sont enthousiastes à vouloir défendre le bilan de Jean-Jack Queyranne (et en ce qui me concerne, celui de Jean-Paul Huchon en Ile de France) et de prendre une région d’avance avec lui. Et d’ici le 14 mars, la pression ne va pas se relâcher d’autant plus que ce jeudi, Jean-Jack clôture sa campagne dans la capitale des Alpes avec un meeting à Alpexpo et une conférence à Sciences Po Grenoble ! Encore une grosse journée qui m’attend mais que je ne sécherais pour rien au monde !

En rase campagne (?)

L’UMP m’inquiète ces temps-ci !

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, député de l'Aisne. (www.lexpress.fr)

En effet, après les désormais déclarations cultes de Valérie Pécresse, Chantal Jouanno ou bien encore Frédéric Lefebvre concernant notamment la tête de liste PS du Val d’Oise, Ali Soumaré, le secrétaire général de l’UMP n’a rien trouvé de mieux que de déclarer, selon L’Express, que le bilan des présidences socialistes dans les régions était nul.

« A part avoir fait exploser la fiscalité locale qu’ont-ils fait ? » s’insurge le (faux) patron de l’UMP dans un entretien paru dans Le Parisien ? Il faut dire que le secrétaire général du parti sarkozyste ne fait pas dans la nuance et surtout la mauvaise foi, preuve surtout du manque de sérieux et d’arguments de la majorité à quelques jours du 14 mars.

Je dois dire que je suis à la fois amusé et irrité par de telles déclarations. Amusé tant que l’UMP n’a décidément rien à dire et surtout rien à opposer au bilan et au projet de la gauche pour les régions. Aussi, on utilise l’argument fallacieux de la hausse fiscale en espérant que les électeurs saisissent la balle au bond.

Il convient de rappeler au gentil Xavier Bertrand que la fiscalité régionale a peu augmenté entre 2004 et 2010 (parfois de quelques euros) et le plus souvent pour compenser le manque de budget des collectivités locales en raison de la guérilla financière menée par la droite depuis six ans à l’encontre des départements et des régions. Une hausse qui a avant tout servi pour tenir les engagements des présidences de gauche durant la mandature notamment en matière de politiques sociales, d’éducation et de transports. Là où l’Etat se désengageait ostensiblement, les collectivités et notamment les régions se montraient particulièrement présentes. Mieux, celles-ci ont même soutenu l’action de l’Etat en particulier en 2008 lors de la crise avec les plans de relance régionaux notamment en Rhône-Alpes où l’exécutif mené par Jean-Jack Queyranne a mis en place un fonds régional d’urgence pour soutenir les petites et moyennes entreprises. Enfin, là où le gouvernement Fillon place d’autonomie et de modernisation des universités de manière floue, la région Rhône Alpes fait la promotion de l’international et encourage les séjours universitaires et stages à l’étranger avec la bourse Explo’RA destinée à l’ensemble des étudiants rhônalpins.

Dès lors, je suis agacé (pour ne pas dire irrité) lorsque le patron de l’UMP déclare de telles inepties et n’a que pour seul argument la fiscalité locale. C’est d’ailleurs, leur axe de campagne. Mais, il y a pire à mon sens dans la mesure où le parti sarkozyste démontre sa volonté de ne pas faire campagne et de miser sur l’abstention afin de minorer voire tronquer la large victoire annoncée des socialistes, les 14 et 21 mars prochains.

C’est bien dommage et on aurait aimé avoir un débat de fond avec l’UMP, ce qui explique sans doute pourquoi Chantal Jouanno a préféré revenir à la compétition en karaté kata plutôt que de mener la bataille des régionales, que l’on pense perdue d’avance !

PS : je vous mets en ligne, une vidéo extraite du journal télévisé de 20 heures diffusé hier soir et qui met à l’honneur la région Rhône-Alpes !