Les livres de trop !

Je vous l’avoue, je n’avais pas envie d’en parler. Mais là, ça va un peu fort sur ce coup-ci ! Vraiment trop fort !

Lionel Jospin en mars 2007, lors d'un meeting de soutien à Ségolène Royal (www.lefigaro.fr)

Lundi dernier, Libération traitait en une : « Jospin flingue Royal », l’ancien Premier ministre (1997 – 2002) sortant un livre intitulé « L’impasse » et dans lequel il n’est pas avare de mots durs pour notre ancienne candidate à l’élection présidentielle, c’est le moins qu’on puisse dire !

Je le répète encore une fois – au risque de radoter mais bon, faut croire que le message n’est pas passé chez certains ! – tout le monde est comptable de l’échec de Ségolène Royal dans ma formation. Je dis bien tout le monde. Aussi, si tout le monde pouvait concentrer en énergie à redynamiser le PS et à donner de nouvelles perspectives au lieu de tirer à boulets rouges sur l’ancienne députée des Deux Sèvres, on gagnerait en temps et surtout en crédibilité, merci bien ! N’est-ce pas Lionel, mais aussi Marie-Noëlle au bien encore Claude ?

Et cela m’énerve d’autant plus que j’ai une grande admiration et respect pour Lionel Jospin. Il reste pour moi un grand homme d’Etat, plus soucieux de l’intérêt de la France que du strass et paillettes. Aussi, si il exprimait des réserves sur la campagne de Ségolène, rien ne lui interdisait de s’exprimer, bien au contraire ! Mais non, on a laissé faire !

Qui plus est, la sortie de Lionel Jospin est quelque peu maladroite dans un contexte où mon parti panse ses plaies de la défaite, à un moment où les militants se rassemblent et que nous devons répondre aux mauvais coups du monarque Sarkozy. Pour celui qui ne voulait qu’un simple militant au lendemain de son échec de 2002, cela passe mal et notamment pour les militants. Des militants qui ont tranché en novembre 2006 dans une désignation officielle pour laquelle, Lionel Jospin a renoncé. Des militants qui ont mené campagne en toute loyauté envers Ségolène Royal, ces derniers se moquant éperdument des querelles de chapelles, le problème étant ailleurs.

Je suis quelque peu vindicatif, il est vrai et rien n’interdit à Lionel de s’exprimer. Toutefois, le faire avec une certaine rudesse, le faisant ainsi passer pour un sexiste, voilà qui ne peut que jeter le trouble.

Le PS a besoin de retrouver une meilleure vision et une meilleure crédibilité et ce n’est pas en tirant à boulets rouges sur Ségolène Royal que cela ira pour le mieux. Bien évidemment, si notre candidate avait remporté la présidentielle, tout le monde se serait empressé pour revendiquer sa part de responsabilité… dans la victoire !

Aussi, la sortie de Lionel Jospin laisse à désirer d’autant plus que nous avons besoin de son expérience d’homme d’Etat dans le processus de rénovation du PS. L’ancien Premier ministre le doit au moins à nous, militants socialistes, qui avons du encaisser cette horrible soirée du 21 avril 2002, soir durant lequel son action et ses mesures ont été balayées par la présence de l’extrême droite au second tour.

Lionel Jospin et Ségolène Royal en août 2006, lors de l'université de La Rochelle (www.lefigaro.fr)

Mais qu’il se rassure car il ne sera pas le seul à subir mes critiques ! Je pense également à Marie-Noëlle Lienemann mais aussi Jean-Luc Mélenchon ou bien encore Claude Allègre. Au lieu d’écrire des livres – qui ne serviront évidemment pas à financer le parti – vous feriez bien mieux d’apporter votre pierre à l’édifice afin que nous fassions une refonte en profondeur de notre mouvement et que nous répondions à des questions essentielles. Quant à Ségolène… vous feriez mieux de la suivre ! Elle est loin d’être parfaite – c’est sûr – mais elle au moins, a le mérite de réfléchir sur son échec !

Analyse d’une défaite et Désirs d’avenir !

En politique, la défaite fait toujours mal et Dieu sait que cette défaite est encore plus cruelle car qu’on le veuille ou non, il y avait bien deux projets mis sur la table et proposés aux Français. Nos concitoyens ont choisi. Respectons leur vote et attendons voir la suite.

Aussi, il s’agit de s’interroger. Alors je m’interroge après avoir exprimé mon écoeurement. Dès lors, je me rappelle des propos d’Olivier Ihl, directeur de Sciences Po Grenoble et professeur de science politique, à propos du PS durant l’entre-deux-tours de la présidentielle :

« Le PS n’a fait remise en cause de son idéologie et n’a tiré aucune leçon du 21 avril 2002 ».

Pour la petite histoire, je tiens à préciser qu’il est proche du PS. Quant à savoir, si il est encarté, vous n’avez qu’à lui demander !

Bref, avec le recul, je me dis qu’il n’a pas réellement tort. En réalité, le PS est revenu sur le fiasco de 2002 mais pas suffisamment et pas en profondeur. Nous avons été traumatisés par le départ de Lionel Jospin qui quitte le navire sans crier gare ! Nous ne sommes pas assez suffisamment remis en question durant ces cinq dernières années et il aurait fallu le faire. Néanmoins, nous avons sans doute surestimé l’éclatante victoire des régionales de 2004, oubliant ainsi de faire toute révision idéologique.

Parlons de la campagne maintenant ! Je ne crois pas qu’il ait été foncièrement mauvaise. Disons qu’elle a connu des hauts et des bas. Ce n’est pas faute d’avoir dénoncé le programme de Nicolas Sarkozy ainsi que son bilan calamiteux. Toutefois il nous a manqué une chose essentielle : le temps. Du moins, nous en avons gâché du temps. Très vite, Nicolas Sarkozy s’est imposé comme leader d’une droite décomplexé, déchiracquisant l’UMP et renouvellant ses cadres. Au PS, nous avions aussi un leader mais il n’est venu que bien tard et nous avions peu de temps pour fédérer et nous préparer à la prochaine échéance présidentielle.

Parlons de Ségolène Royal maintenant ! J’ai toujours soutenu Ségolène Royal tout comme je soutenais Dominique Strauss Khan et – dans une moindre mesure, je dois le reconnaître – Laurent Fabius. Aussi, je reste ulcéré des procès en incompétence et de la campagne de diabolisation qui a été faite à son égard. Si Ségolène Royal aurait été incompétente, elle n’aurait pas passé le premier tour, le 22 avril dernier. Je pense que si près de 17 millions de Français se sont portés sur elle au second tour, c’est tout simplement parce qu’elle représentait – et qu’elle représente toujours – un immense espoir. DSK et Fabius n’ont cessé de dire qu’ils étaient compétents pour briguer la fonction présidentielle. Seulement, je pense que eux aussi auraient été battus car ce sont deux personnalités qui ont fait leur preuve en particulier Fabius.

Alors que faire ? Eh ben tout simplement, rénover la pensée socialiste ! Durant cette campagne, Ségolène s’est employée à le faire et son discours a tout simplement plu par la suite mais pas suffisamment pour l’emporter. Sur mon blog, Christophe se moquait de mon parti et de ses vieux travers. Hum…. je ne crois pas qu’il voudrait conclure ainsi. Je pense tout simplement qu’une prise de conscience a eu lieu au sein du parti socialiste.

Prise de conscience qui nous laisse désormais l’opportunité de l’élargir nos alliances. Le poids de la gauche de la gauche rend caduque toute alliance possible style Congrès d’Epinay (1971). Toutefois, nous ne serions nous réduire uniquement à une simple alliance avec le centre version « Mouvement Démocrate ». Aussi, il nous faut une large alliance allant des centristes aux verts en passant par la gauche altermondialiste. Je crois que cela est possible. Il faudra du temps, tout simplement. Mais je pense que nous allons dans cette voie peu à peu.

En tout cas, il est nécessaire que nous y réfléchissons car il en va de l’intérêt de notre pays. La France s’est tirée une balle dans le pied dimanche soir. Oui, c’est vrai. Néanmoins, nous avons péché également.

Dès lors, le changement doit se poursuivre afin que nous soyons en ordre de bataille pour la suite. Nous aurons besoin de tous les talents même si je le pense, rien ne pourra se faire sans Ségolène Royal. A ce titre, je crois qu’elle est en mesure d’apporter beaucoup au PS dans les cinq prochaines années.

Réponse globale !

J’ai reçu pas mal de commentaires suite à ma réaction concernant le verdict des urnes de dimanche soir et comme vous le savez, je garde tous les commentaires.

Toutefois, je suis quelque peu agacé par l’attitude de certains bloggeurs. Sans doute que certains d’entre eux goûtent encore à l’ivresse de la victoire… Enfin passons ! Aussi, n’ayant pas le temps de vous répondre individuellement – je suis en période d’examens – je préfère vous répondre globalement.

A Christophe tout d’abord ainsi qu’à VA : il me semble que j’ai encore le droit d’exprimer mon ressentiment et mon écoeurement face aux verdicts des urnes oui ou non ? Rassurez-vous, je reste quand même républicain et je m’incline devant le résultat du vote. D’ailleurs, je n’ai en aucun cas encouragé les violences – qui se poursuivent d’ailleurs – anti-Sarkozy (pour faire simple). Vous considérez que c’est une minorité ? C’est sans doute le cas. Mais cela témoigne que l’affrontement qui risque d’y avoir entre les jeunes et le pouvoir. Pour la petite histoire, je tiens à vous rappeler que ceux qui étaient contre le CPE l’an dernier étaient soi-disant minoritaires…

A propos des Etats-Unis, tu me semble bien optimiste Christophe et pardonne-moi de ne pas partager ta joie. Seulement, je ne crois absolument pas à une poursuite de la politique actuelle de la France avec Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, je suis frappé de l’élan de sympathie soudaine de la Maison Blanche lorsque le candidat de l’UMP a été élu président de la République. A ce titre, les néoconservateurs français – hé oui, cela existe ! – ne cachent pas leur joie bien au contraire à l’arrivée de Nicolas Sarkozy. Durant toute la campagne, le candidat élu n’a pas arrêté de brouiller les lignes à propos des Etats-Unis. Nicolas Sarkozy est bel et bien atlantiste et tu verras Christophe, toi qui est attaché au gaullisme, tu seras vite déçu !

On s’est tiré une balle dans le pied en élisant Nicolas Sarkozy. Toutefois, je dois reconnaître qu’il a été très fort, utilisant à merveille à la communication. En effet, il a l’art de rendre les choses compliquées, plus simples, plus manichéennes. Quand je lis les différents commentaires que j’ai reçu, je ne peux que m’inquiéter ! Visiblement, vous avez voté Nicolas Sarkozy par adhésion. Donc quid, du modèle social à la française, des solidarités ? Chacun pour soi et Dieu pour tous ? C’est votre choix, c’est votre droit ! Mais permettez-moi de vous dire que je ne veux pas vivre dans cette société là !

Je respecte le verdict des urnes et n’oubliez pas le troisième tour des législatives. Je suis encore moins sectaire comme certains l’ont laissé entendre – n’est-ce pas « Drzz » sur ton blog néoconservateur ? – et la défaite que nous avons subi me laisse convaincre que le PS doit au plus vite se réformer. (D’ailleurs, je vais y consacrer un article !) Mais quand je vois le triomphalisme de certains – « Drzz » par exemple – je me dis qu’effectivement, notre pays est divisé.

La France, ce n’est pas uniquement la France de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal ou encore de François Bayrou. Non, la France, c’est 63 millions d’habitants qu’il s’agit d’unir. Nicolas Sarkozy a montré qu’il n’était en mesure de rassembler – je le crois toujours ! – mais que bizarrement ce dernier étant préparé depuis cinq ans à la fonction, il a été préféré à Ségolène Royal.

Cet enthousiasme de la part des gens de droite me fait penser à François Mitterrand et à la gauche en 1981. A une différence près : en 1981, nous [la gauche] revenons au pouvoir après 23 ans d’opposition. Là en 2007, a droite revient au pouvoir comme si elle n’avait jamais gouverné ! C’est tout de même fou cette histoire ! Alors, je veux que vous soyez contents Christophe, VA et les autres mais arrêtez de nous prendre pour des imbéciles ! La droite sarkozyste est au pouvoir depuis 2002 et elle avait la capacité de réformer le pays. Si Nicolas Sarkozy ne se sentait pas libre qui plus est, il aurait pu quitter le gouvernement à sa guise, ce qu’il n’a pas fait pour ne pas contrarie sa marche à l’Elysée.

Aussi, je reste inquiet surtout quand je lis le commentaire de ce JB – d’ailleurs, je ne sais pas si il s’agit du JB auquel je pense ! Si il s’exprime au nom de la plaisanterie, pourquoi pas ? Mais si, il pense sérieusement tout ce qu’il a dit : là, la France et certains Français auront du souci à se faire !

Merci Ségolène !

Dimanche 6 mai. Je me rends au siège du PS, rue de Solferino dans le VII° arrondissement de Paris, assister à la soirée électorale. Au passage, je rencontre des copains de prépa et de la Sorbonne : Adrien, sa copine, Virginie, Joane… bref, nous sommes assez nombreux.

Vers 18h30, je reçois un coup de fil et déjà les rumeurs circulent. Ségolène ne sera pas la prochaine présidente de la République. On me communique les premières tendances, elles sont toutes défavorables. Les minutes passent et je suis assez anxieux même si j’arrive à cacher mon inquiétude. Peu à peu arrive le moment fatidique, nous sommes de plus en plus nombreux au siège du PS.

Puis viennent 20 heures. Ce que je craignais arriva : le visage de Nicolas Sarkozy apparaît. Très vite, Virginie tombe en larmes. Moi, je suis écoeuré. Adrien console sa copine également en larmes. Très vite, arrive Ségolène Royal qui s’exprime en direct de la Maison de l’Amérique Latine.

Elle a fait un discours digne et très applaudi. Elle ne s’est pas laissé abattre. D’ailleurs bon nombre de militants et de sympathisants ont scandé : « Merci Ségolène ! »

Oui, merci Ségolène ! Merci pour cette campagne, pour cet espoir ! Ta candidature n’était pas simple mais elle aura eu le mérite de faire bouger les lignes et les clivages au sein du PS. Elle aura permis à la gauche d’entreprendre un travail de refondation rendu désormais indispensable avec la défaite de ce soir. En écoutant son discours, je me dis qu’un leader est né. Vous me direz que c’est quelque peu exagéré mais quelque chose me dit que Ségolène Royal est et sera bien là. En tout cas, elle doit mener ce travail de refondation avec tout le PS, DSK et Fabius compris. A ce titre, je reste plus que réservé sur la sortie de DSK, peu après les résultats, déclarant qu’il était disponible pour rénover le PS. Mon parti ne saura se rénover qu’avec le concours de tous les socialistes ! Qu’on se le tienne pour dit !

Ségolène Royal aura fait porter une certaine espérance face à une droite dure et arrogante ! Nicolas Sarkozy a bien réussi à cacher son jeu tandis que Ségolène s’est montrée authentique tout au long de cette campagne. A elle désormais de porter le mouvement notamment en prévision des législatives. Vous me direz : « est-ce que la gauche peut l’emporter ? » Je vous réponds : « Même si nous partons avec un lourd handicap, je pense que cela reste possible. Il suffit d’être ensemble si nous ne voulons d’une droite avec tous les leviers du pouvoir.

Vers 21 heures, je suis rentré avec mon groupe d’amis. Auparavant à Solferino, des gens pleuraient rapidement réconfortés par l’intervention de Ségolène. Puis, peu de temps après, Adrien pleurait, ce dernier n’ayant pu cacher sa déception. Moi, je passais mon temps à téléphoner aux copains pour exprimer mon dégout ! Une chose est sure, c’est qu’un sarkozyste ne cherche pas trop à se la péter avec moi sinon, je crains qu’il ne s’en sorte pas vivant ! (Je pense notamment à un certain J.B en 2nde année qui se reconnaîtra !)

Dès lors, nous avons terminé la soirée à la Bastille où des incidents ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Signe que la France est plus que jamais divisée. En tout cas, je te dis merci Ségolène car désormais la gauche et le PS ne seront plus pareils. L’heure de la rénovation est venue et c’est elle qui doit nous mener à des victoires futures !

Ségolène Royal, dimanche soir 6 mai 2007, à Paris à la Maison de l'Amérique latine. (www.lemonde.fr)

Ecoeuré !

Ecoeuré ! Et encore, je considère le mot comme bien faible. Deux mois de campagne, de mobilisation intense contre le programme de Nicolas Sarkozy et pour le pacte présidentiel de Ségolène Royal. Pour quel résultat ? 53 % de nos concitoyens préférant la fuite en avant et une société désolidarisée, où le chacun pour soi est la règle !

Nicolas Sarkozy, le 6 mai au soir, place de la Concorde (www.liberation.fr)*

Je suis vraiment écoeuré. Ecoeuré par une vie politique plus ou moins bridée, écoeuré par mes concitoyens qui ne prennent pas conscience des véritables enjeux qui s’offrent à nous. Nous nous sommes tirés une balle dans le pied en élisant Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. D’ailleurs, il a donné le ton lors de son discours vers 20h30 notamment à propos des Etats-Unis déclarant :

« Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière. »

Cela me fait bien rire au passage ! Car ne l’oublions pas, Sarkozy est un atlantiste assumé. Enfin, bref… je suis écoeuré par un homme qui prendra la tête de la France d’ici peu. D’ailleurs, la France est un pays divisé, très divisé. Preuve en est, les manifestations spontanées qui ont eu lieu à travers la France et notamment à Paris, place de la Bastille, ainsi qu’en banlieue contre l’arrivée de Nicolas Sarkozy.

Je ne remets pas en cause le verdict des urnes. Il a été clair et c’est Nicolas Sarkozy qui a été élu. Je lui souhaite bien du courage pour rassembler la France et les Français. Rappelez-vous : à peine est-il élu que des incidents éclatent déjà ! Bon, vous me direz que je fais dans les symboles mais l’une des premières choses que fait Nicolas Sarkozy, c’est d’aller dans un grand resto huppé de la capitale, le Fouquet’s ! Si c’est cela se rapprocher des concitoyens !

Nicolas Sarkozy cristallise toutes les haines qu’on le veuille ou non même si – je le reconnais – une partie de ses électeurs ont voté par adhésion pour son projet. Aux sarkozystes que je connais, je tiens à vous préciser que c’est bien la première fois sous la Vème République que je vois des manifestations contre l’élection d’un candidat à la présidence de la République. Si ce n’est pas là un signe d’inquiétude ? Même Chirac n’avait pas eu droit à une telle défiance ! Pour la petite histoire, lorsque j’ai pris le métro pour rentrer, j’ai vu pas mal de graffitis qui disaient : « les fachos ont gagné, battons-nous ! » Je vous laisse imaginer l’ambiance pour la suite !

Bref, on a un nouveau président et un pays divisé avec à sa tête, les mêmes personnes, Chirac en moins. Oui, je suis écoeuré. Non pas parce que je suis mauvais perdant mais parce qu’on a désormais une droite décomplexée, dure et intolérante qui s’installe au pouvoir. Une droite qui sait sortir de beaux discours pour mieux nous entuber !

Oui, je suis écoeuré car la France et les Français avaient le choix entre deux projets biens différents. Et je suis d’autant plus écoeuré que nos concitoyens n’ont décidément pas de mémoire politique !

Enfin bref ! Il est temps pour moi de finir cet article ! La France a choisi démocratiquement et croit à l’homme providentiel, je vous attends pour désaouler ! Attention à la gueule de bois !

PS : à propos de la photo : franchement, je m’en serais bien passé mais bon, il me fallait une photo d’illustration donc…

Choix décisif !

Comme le dirait Jean-Louis Aubert, « Voilà, c’est fini »

Six mois de campagne dont trois semaines d’officielle et deux projets qui se présentent à nous. A droite, celui de Nicolas Sarkozy qui jure qu' »ensemble tout devient possible ». Moi, j’ai envie d’ajouter le pire. Un projet idéologique, revanchard et qui nous mènerait en arrière toute dans l’histoire de notre pays.

A gauche, Ségolène Royal est sa « France présidente ». Sa France de la concertation, de la tolérance, du partage et de la laïcité. Diam’s aurait dit ma « France à moi ». Une France qui n’aurait pa peur de la diversité, des autres et qui se considère comme multiculturelle.

Ces deux projets, nos concitoyens auront à les départager dimanche et si je devais résumer la campagne – notamment de second tour – je la résumerais ainsi :

Dimanche dernier, à Bercy, Nicolas Sarkozy nous présentait sa France homogène, uniforme, toute unie devant son maître à penser et affichant un patriotisme – soyons gentils – à peine voilé, où il est normal d’applaudir un rocker qui part s’exiler en Suisse pour des questions fiscales, où on ne bronche pas lorsqu’on déclare vouloir « liquider l’héritage de mai 1968 ». En bref, cette France, c’est celle de Nicolas Sarkozy, une France repliée sur elle-même, une France du replis et non du mouvement finalement, contrairement à ce que veut prétendre le candidat de l’UMP.

Mardi dernier au Stade Charléty, Ségolène Royal nous présentait sa France hétérogène, colorée, diversifiée. Une France qui exprime son envie, son bonheur de vivre ensemble, cette France où on l’on fait la fête et qui crie « diversité ». Une France qui crie « la progrès pour tous, le respect pour chacun ». Une France dans laquelle, de plus en plus de militants centristes se reconnaissent parce qu’ils croient en l’Etat impartial, à un renouveau de nos institutions. Tous les progressistes se sont unis pour réclamer ce renouveau et cette nouvelle république en marche.

En gros, on a deux choix aux conséquences et aux issues bien différentes.

Ségolène Royal reste à mes yeux, la seule à pouvoir incarner le changement si nécessaire pour notre pays. Tout est là dans sa « France présidente » : c’est la volonté de réconcilier le Français avec la vie politique mais aussi avec l’entreprise et les autres sphères de notre pays. Ségolène Royal peut incarner ce changement et a démontré durant sa campagne, de la ténacité et du courage face à un candidat plus ou moins rude, plus ou moins vindicatif.

Oui, la France est face à un choix capital pour son avenir et nous devons être extrêmement attentifs à notre vote. Oui, il est nécessaire de réformer notre pays notamment sur le plan économique sans pour autant casser les solidarités. C’est la base même du modèle français né d’un compromis entre De Gaulle et le PCF. Pour ma part, je reste méfiant envers ceux qui ne cessent de promettre et je le suis d’autant plus lorsqu’ils prétendent qu’ils respecteront leurs promesses. N’oubliez pas ! Les promesses n’engagent que ceux qui les croient !

Aussi, il est temps de choisir. Pour ma part, c’est Ségolène Royal. Mais je pense également aux indécis, à ceux qui doutent. Je leur demanderai seulement de peser le pour et le contre et de réfléchir. Voulons-nous une France fraternelle ou une France qui se déchire ? Pour moi, il n’y a pas photo !

PS : comme la loi m’oblige, ce blog ne sera plus mis à jour jusqu’à dimanche 20h. Vous pourrez bien sur déposer vos commentaires d’ici là mais ils ne seront que diffusés à partir de dimanche soir au plus tôt. D’ici là, exercez votre pouvoir démocratique et bon vote !

Gilles

Réunion publique pour la France présidente !

En ce dernier jour de campagne officielle, venez assister à la « réunion du changement » qui aura lieu au Palais des fêtes de Romainville à partir de 20 heures en compagnie de :

– Mohammed MECHMACHE d’AC le FEU,

– Corinne VALLS, maire (DVG) de ROMAINVILLE

– Dominique VOYNET, sénatrice (Verts) de la Seine Saint-Denis

– Gilles GARNIER, vice président (PCF) du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis

– Elisabeth GUIGOU, députée (PS) de la circonscription

– Gilbert ROGER, maire (PS) de BONDY.

Venez nombreux si vous êtes habitant de Seine-Saint-Denis et quel qu’en soit votre opinion politique, et ce à quelques heures d’un choix décisif pour notre pays.

Pour vous y rendre :

De Bondy :

Bus ligne 105 arrêt « Romainville Carnot » puis bus ligne 129 ou 318 « Mairie de Romainville »

Gilles

A méditer !

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne fais pas dans l’anti-Sarkozy mais cela ne m’empêche pas d’évaluer et de critiquer ses idées. C’est d’ailleurs à ce principe que je me suis toujours tenu.

En naviguant sur le blog de « Jps » (http://poly-tics.over-blog.com), je suis tombé sur un article fort intéressant; En réalité, il s’agit d’une vidéo qui décortique les propositions du candidat UMP à la présidentielle avec précision et arguments.

Les intervenants – Michel Husson, Thomas Piketty… – se contentent d’attaquer le président de l’UMP sur son programme. Aussi, je vous invite à regarder le documentaire « Réfutations », que vous soyez convaincus ou non par l’homme.

A méditer !


Le 1er mai, Allons guincher !

Ce dimanche, Nicolas Sarkozy affichait ses soutiens artistiques et audiovisuels : Steevy Boulay, Véronique Genest, David Douillet, Miss Dominique (de la Nouvelle Star), Johnny Halliday, Arthur, Christian Clavier, Jean Reno…

Sans commentaires !

Donc, allons guincher ! Le 1er mai prochain, Ségolène Royal tiendra un meeting au Stade Charléty vers 17h, dans le XIII° arrondissement de Paris. Mais auparavant, des dizaines d’artistes seront présents pour lui afficher leur soutien et en donnant un concert. Parmi les chanteurs, il y aura :

– BENABAR,

–  CALI,

– Michel DELPECH,

– DISIZ LA PESTE,

– DYONISOS,

– Leny ESCUDERO,

– INDOCHINE,

–  Kery JAMES,

– JULIETTE,

– Yvan LE BOLLOCH,

– MAFIA KAFRI,

– MOKOBE (du groupe « 113 »),

– Georges MOUSTAKI,

– Yannick NOAH,

–  RENAUD,

– Olivia RUIZ,

– SEYFU,

– TETES RAIDES,

– TIKEN JAH FAKOLY

– Grand corps malade

– et pleins d’autres artistes…

Alors venez nombreux afin d’afficher votre soutien à Ségolène Royal en compagnie d’artistes engagés. En tout cas, moi, j’y serais et je vous ferai par de mes impressions.

Concert « Pour nous, c’est elle » (à partir de 15h30) suivi du meeting de Ségolène Royal

Stade Charléty
99 boulevard Kellermann
75013 Paris

Entrée libre et gratuite

Pour vous y rendre : RER B, station Cité universitaire puis Tram ligne 3 station « Stade Charléty » ou bus ligne 21 ou 67 arrêt « Stade Charléty ».

Rapprochement ?

Je reviens à Bondy, pour quelques jours, histoire de me ressourcer et de préparer sereinement les partiels. En rentrant chez moi, mes parents regardaient la rediffusion du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou qui a eu lieu hier midi dans un grand hôtel parisien. Pour ma part, je l’avais suivi sur RMC et au bout d’une heure et demie, j’ai eu une bonne impression de la discussion entre notre candidate et le président de l’UDF.

François Bayrou, devant une image de Ségolène Royal (www.lemonde.fr)

Peut-on parler d’un rapprochement pour autant ? Officiellement, Royal et Bayrou ont été clairs : pas de ralliement de l’un envers l’autre. Toutefois, je ne peux qu’apprécier cet échange entre deux personnalités majeures de notre vie politique à un moment-clé de la campagne présidentielle. Et à les écouter, je ne peux que constater qu’il existe beaucoup plus de convergences que de divergences entre les deux personnalités.

J’ai pas mal critiqué l’UDF dans le passé. Toutefois, il y a des sujets dans lesquels je me reconnais avec le parti centriste : l’Europe, l’Etat impartial, les institutions, je dirais même que sur le plan économique certains points seraient à discuter. C’est en cela que le rapprochement UDF-PS – enfin, si il existe – pourrait se faire. Durant ce débat, Ségolène Royal et François Bayrou ont affiché une seule et même ambition : rénover notre vie démocratique tout en étant ouvert au dialogue. Dès lors, je me dis que le grand perdant de ce débat, c’est tout simplement Nicolas Sarkozy qui ose prétendre qu’il est le porte-parole du peuple. Tiens ! je ne savais pas que Neuilly sur Seine, c’était toute la France !

On a besoin d’un pays rassemblé et non divisé, opposé entre ceux qui profiteraient de leur réussite et ceux condamnés à leur échecs. Bayrou et Royal l’ont compris et ont évolué en ce sens tout au long de ce débat. Bien sur, une telle initiative peut faire grincer des dents notamment à la gauche de la gauche. Néanmoins, notre pays est à la croisée des chemins et en tant que citoyens nous devons prendre une décision capitale : pouvons-nous prendre le risque d’avoir un pays divisé, replié sur lui-même et plus ou moins belliqueux ou bien, voulons-nous construire une société apaisée, où chacun a un rôle à jouer et dans lequel, la concertation joue un rôle fondamental ?

C’est en cela que je fais confiance à la force de conviction et d’intuition de Ségolène Royal parce qu’elle a le souci de vouloir rassembler autour d’elle et pour ce faire, elle est prête au dialogue. Si certains d’entre vous montreront leur scepticisme, je vous rappellerais simplement qu’au second tour, il s’agit de rassembler au-delà de son camp.

En tout cas, Ségolène Royal fait preuve d’ouverture dans le but de l’intérêt général. Et dans ce but, que je lui fais confiance et que je serais prêt à mon tour de dialoguer avec les centristes. D’ailleurs, c’est ce que je fais depuis longtemps n’est-ce pas Bénédicte ? (RIRES)

PS : pour ceux qui auraient raté le débat, vous pouvez le suivre ici. Bonne lecture !